Au Tchad, cela fait plusieurs semaines que l’armée affronte des groupes d’autodéfense dans la localité de Miski. En dehors des communiqués, aucune information de sources indépendantes ne circule. Il s’agit manifestement d’une opposition entre les forces gouvernementales et les autochtones qui refusent l’exploitation des mines d’or découvertes dans cette partie du Tchad. Face à l’enlisement, des parlementaires demandent à se rendre sur place.
L’initiative vient du député Saleh Makki qui préside le groupe parlementaire Les Démocrates. Pour lui, les raisons du mécontentement des populations du Tibesti, ayant conduit aux hostilités en cours, se situent à deux niveaux : un découpage administratif contesté et l’intention du gouvernement d’exploiter l’or découvert il y a peu dans cette partie du territoire dans des conditions que les autochtones n’approuvent pas.

Troisième voix

Saleh Makki estime qu’une mission de parlementaire peut représenter une troisième voix entre le gouvernement et les populations du Tibesti constituant un comité d’autodéfense. « Nous voulons aller sur place. Il faut une délégation parlementaire issue de toutes les sensibilités de l’Assemblée, écouter la population et prendre leurs revendications s’il y en a, les apporter ici et en discuter avec l’exécutif pour absolument ramener le calme dans cette partie de notre pays ».

Mais avant cela, il faut que les armes se taisent. « Nous sommes pour l’arrêt immédiat de toute hostilité des deux côtés pour nous permettre d’intervenir, explique Saleh Makki. Sinon, nous ne pourrons pas intervenir et il faut absolument un arrêt de toutes les violences ».

Souhait compromis ?

Un souhait qui pourra être compromis par un autre élément, la présence des rebelles du Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCSMR), pas très loin de Miski.

Tchadanthropus-tribune avec RFI

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