Que faut-il dire ?

Quand on exerce le pouvoir au Tchad, vous devenez le bouc émissaire de tous les mythomanes existants. On prend tout attribut et on vous le colle en pleine figure. Dans ce pays tout le monde est expert en tout, de la politique à l’économie, aux finances jusqu’aux méandres de la philosophie sociale.

Des profils variés et critiques sans aucune solution concrète.

Qui sont-ils, ces profils mythomanes à la recherche des scoops, quitte à ce qu’ils soient des véritables inventions distribuées à tout va, vers un public naïf, qui malheureusement se nourrit du négatif et de l’adversité. Ils font partie d’un groupuscule, de certains opposants qui n’ont pas une identité réelle de l’opposition logique, des chômeurs qui se complaisent de leurs situations parce qu’ils attendent toujours d’être pistonnés pour un poste de direction. Ces chômeurs ne sont intéressés que par cela, et s’ils n’y accèdent pas ils deviennent des mythos à inventer des histoires sordides pour casser celui qui exerce le pouvoir. Il y a aussi ceux qui émanent de la société civile et qui redoublent d’imagination pour rester très hauts dans les fonctions, mais  dès qu’ils ne sont plus en postes, ils deviennent des critiques imparfaits.

Il y a aussi les politiques, ceux qui font de l’opposition un levier critique à pourvoir un grand poste ou un ministère, où encore la primature, sinon sans cela le pays doit trimer s’ils n’accèdent au moindre profit. Le Tchad est toujours mauvais sans eux, pourtant ils ont eu à exercer une responsabilité sans y amener un résultat clair pour que le peuple puisse apprécier ou en profiter.

Comment comprendre la sortie dernière de l’ex-ministre de la Défense Mahamat Nour Abdelkerim qui s’égosille d’accuser le président Mahamat Idriss Deby qu’il a servi  fus-ce un temps, l’accusant qu’il est en train de recruter des gens de sa communauté (Tama) et ensuite les envoyer combattre auprès des FSR pour la guerre au Soudan. Une accusation en trompe-l’œil qui ramène le concerné au milieu des débats, des carrefours des échanges. Comme la population a tendance à l’oublier parce qu’il n’a rien à proposer en politique  aux Tchadiens, alors il fait parler de lui. Les activités de cet ex-ministre de la Défense sont connues des Tchadiens sachant sa position juxtaposée auprès du gouvernement BOURHAN, espérant qu’il lui renverrait l’ascenseur en cas de victoire sur HEMITI. Cet ascenseur n’est autre que recruter au sein de sa communauté pour venir faire la guerre au nom d’une certaine démocratie, des mots toujours empruntés pour faire joli avec le concert occidental.

Quand on a une dimension nationale, é leadership ne s’arrête pas seulement à la communauté. On doit parler de tous les jeunes tchadiens du nord au centre et de l’Est à l’Ouest qui vont mourrir dans le bourbier soudanais. Des milliers de tchadiens ont rejoins les deux camps en belligérance, mais on cherche à mettre en avant des rôles qu’on veut coller au président tchadien comme si s’était lui même qui allait s’occuper des détails sur le terrain. 

La politique est l’art de l’orgueil des imbéciles disait Charles de Gaulle. Il est aussi l’art de chercher les problèmes, de les trouver partout, de les diagnostiquer incorrectement et d’appliquer les mauvais remèdes selon Groucho Marx. Qui au-delà du facteur communautaire l’applique patriotiquement, à l’échelle national ? Chacun veut d’abord mettre ceux de sa communauté au dessus des autres tchadiens et bomber le torse de la domination. Mahamat Nour Abdelkerim sera crédible le jour où il parlera du destin de tous les tchadiens, pas seulement d’une seule communauté.

Les hypocrites le jour et adeptes des fuites sur les réseaux sociaux la nuit.

Il y a une couleur de tchadiens hypocrites au centre du pouvoir qui se font une joie sans pareil pour déstabiliser le régime qu’ils servent le jour avec une hypocrisie dévolue. Et le soir ils vont raconter ou envoyer des messages aux pages et journaux en ligne. Facebook, Snapchat, Tic-toc, Wattsup, sont les plus utilisés pour faire de la désinformation, la diversion, et des imaginations à dormir débout. On prend un petit mensonge pour en faire une grande vérité alors que tout est faux. À partir du moment que cela plaise à un certain audimat, le mensonge est amplifié et repositionné.  Il faut voir le tollé étalé sur Facebook comme quoi le président tchadien a disparu, qu’il aurait même annuler un conseil de ministres, on ne sait pas où il se trouve. Un grossier mensonge étalé sur les réseaux sociaux toute honte bue. 

D’après des informations recoupées, le président tchadien a reçu le samedi  dernier le 1er ministre et quelques membres du gouvernement pour la rupture de jeûne du Ramadan. Même exercice pour certaines personnalités ce dimanche soir. Le monde est petit et toute information est vérifiable à la minute. Sans doute ce mensonge est distillé pour faire une transition avec les événements qui se passent à la frontière Tchad/Soudan. Là aussi il faut rester logique et laisser l’imbroglio soudanais loin du Tchad.

Des mauvais mages qui veulent importer le conflit soudanais au Tchad.

Il faut rester serein. Le conflit soudanais ne doit en rien concerner le Tchad et les tchadiens. Beaucoup de tchadiens ont exploiter ce conflit pour servir leurs communautés distinctes avec un nombre croissant de mort de tchadiens. Vouloir absolument importer ce problème communautaire pour en faire un conflit risque d’emporter tout le monde. Il ne faut ni le vouloir, moins en rêver car l’épicentre national risque de se déchirer à jamais. Il faut penser et parler pour un Tchad uni, grand et prospère sans identité communautaire. Le communautarisme est l’arme de la peur, de l’exploitation de l’autre et de la facilité. Il y a ceux qui redouble de ruse pour aller provoquer au Soudan et se replier au Tchad dans des zones jonchées de civils. Une manière de causer des dommages collatéraux sur des femmes, de vieillards, des enfants, tout cela pour faire réagir l’exécutif tchadien. Mais a-t-on penser aux conséquences si le conflit est importé au Tchad ? Est-ce que cela peut faire adhérer les autres tchadiens qui combattent le communautarisme ? Dans ce cas de figure si l’exécutif tchadien ne réagit pas, alors on invente le mensonge du genre « le président a disparu ». Certains commencent par insulter le président de la République sur le réseaux sociaux, d’autres encore officier au sein de l’armée tchadienne mobilisent et sensibilisent par communauté pour aller prêter main forte à leur communauté impliquée dans la guerre au Soudan.

Le Tchad doit se construire et retrouver sa place dans le concert des nations. Ce pays a beaucoup souffert des affres de la guerre, des divisions, des exclusions, d’injustices. Ils faut s’unir laïquement face à toute adversité, mais pas par bribe de groupuscule communautaire. Il aider le jeune président à assoir définitivement la notion de l’État et du développement, mais il ne faut jamais prôner la destabilisation ou par délit de faciès. Ce n’est ni acceptable et cela ne requiert point l’honneur.

Le Tchad d’abord.

Tchadanthropus-tribune

[elfsight_social_share_buttons id="1"]
641 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article
Vous devez vous connectez pour pouvoir ajouter un commentaire