Le ministre de l’élevage M. Abderahim Younous a été limogé par décret et le Secrétaire général de la Présidence de la République, Nagoum Yamassoum a été saisi du dossier de la construction du complexe, peut-on lire sur les relais officiels de la dictature. Des communiqués qui n’émeuvent plus les Tchadiens tellement habitués à ces genres de subterfuges sans lendemain. Au Tchad, avec la caution d’Idriss Déby, tout le monde vole, triche et détourne l’argent public. Ce ministre paye une échelle de détournements initiés avant lui, et qui finit par lui, car sûrement en cherchant bien on trouverait un mobile quelconque qui l’incrimine. Au-delà des facteurs de limogeage, les Tchadiens doivent se poser la question à savoir pourquoi Idriss Déby ne sanctionne d’une main de fer les voleurs et le fruit des deniers volés reversés au trésor public. Tous les observateurs s’accordent à dire que Déby ne peut incriminer personne parce qu’il est partie prenante de ces mafias. Qu’on regarde de plus près ce qui s’est passé à la CNPS, les marchés, les avenants. Qu’on regarde aussi ailleurs, les projets initiés par l’État, et dans lesquels ses propres parents détournent à travers des mécanismes détournés. Cela se passe sous les yeux de Déby, qui les ferme, et les ouvre quand il s’agit des autres. C’est ainsi que les menus fretins sont sacrifiés, toutes ces pestes qui s’agglutinent autour du pouvoir pour s’enrichir et se goinfrer. Les Tchadiens, hélas, doivent prendre la mesure de ce qui se passe, aujourd’hui et demain, pour mieux appréhender les bandits et autres scélérats qui pensent se mettre ainsi à l’abri. Mais, qu’ils n’attendent rien des sorties inopinées diton de la dictature pour amuser la galerie… À suivre.

 

Tchadanthropus-tribune

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