De sources dignes de foi, voilà plus de 3 mois que le coordonnateur de SYDONIA (Système des douanes automatisées), le nommé Brahim Abdelkérim Haggar et 12 personnes travaillant dans le secteur furent arrêtées et envoyées en prison sans aune forme de procès.

Le DG actuel des douanes (Ousman Adam DICKI) a intimé l’ordre de vouloir obtenir les codes de SYDONIA qui sont gérés par le guichet unique de Douala. Il faut noter que sur l’ensemble du territoire tchadien, le seul poste des douanes informatisé est celui de Nguéli à l’entrée de N’Djamena relié à la ville de Kousseri au Cameroun. Tous les autres postes de douanes fonctionnent de manière informelle. Chaque mois, un hélicoptère de l’armée est mis à la disposition du DG des douanes qui effectue une tournée de récupération des fonds par poste de douane, le hic ce que l’argent n’est pas automatiquement versé au trésor public. À titre d’indication sur 10 milliards de FCFA juste 2 milliards sont versés au trésor. Où va cet argent ?

De la restitution des codes au traquenard.

3 mois voilà, le DG des douanes Ousman Adam DICKI demande à Brahim Abdelkérim Haggar de lui restituer les codes de la SYDONIA. Respectueusement on lui fit comprendre que SYDONIA TCHAD est lié aux systèmes informatisés de Douala et que pour avoir les codes il faut faire la demande officielle aux instances de Douala, c’est la procédure officielle et recommandée.

Après ce refus et le renvoi vers une procédure et démarche officielle, le DG des douanes fit parvenir un document sur une base de calcul biaisée et sans traçabilité de preuves que 490 milliards ont été détourné par Brahim Abdelkérim Haggar et les 12 personnes. Jusqu’à aujourd’hui le dossier est vide d’accusations formelles avec preuve à l’appui.

Pour arrêter les présumés accusés, le DG Ousman Adam DICKI convoque le responsable de la SYDONIA à une réunion. Parallèlement le DG des douanes demande à un procureur de venir les attendre pour les arrêter sur place pendant ladite réunion. Ce n’était pas une réunion juste un traquenard. Aucune enquête préalable n’a été diligentée, aucune conclusion de la police judiciaire ne dit clairement que ces personnes doivent être incarcérées.

Le responsable de la SYDONIA et ses camarades sont en prison depuis des mois. Selon nos sources, à chaque audience à la justice, le DG ne répond pas aux convocations de la justice. Sur 3 procédures, le DG des douanes n’a pas daigné répondre et venir devant les “ Juges “ expliquer pourquoi ces personnes sont arrêtées.

Entre temps, le stratagème mis en place apparaît très clairement pour certains observateurs bien avisés au sein du système Déby. Un des objectifs serait de corriger et traficoter les chiffres et répondre aux exigences du FMI et à la banque mondiale. Deuxio, le SYDONIA entrevoit un flux d’entrée très important, et il faudrait placer un proche en place pour contrôler cela afin de mieux détourner ce qui reste à détourner.

Pire pour les Tchadiens et mieux pour le DG des douanes, en éjectant les cadres et responsables de SYDONIA, il propulse son grand frère à ce poste alors que celui-ci ne connaît rien au domaine.

Voyez-vous, au Tchad tout parent d’Idriss Deby peut envoyer n’importe quel citoyen en prison sans forme de procès. Il suffit d’aller vérifier à la maison d’arrêt de N’Djamena ou de Moussoro ou encore de Koro Toro, vous verrez le nombre de citoyens incarcérés sur simple dénonciation.

La rédaction fera parvenir une documentation précise et établie aux instances du FMI et la banque mondiale.

Merci à nos sources internes qui ont réussi à nous fournir les documents extra confidentiels demandés, et qui ne pourront être publiées sur le site qu’après les accusés réceptions des lettres envoyées à ses instances.

Au Tchad d’Idriss Déby, il n’y a pas un fier fonctionnaire de l’état. Tout le monde est complice de duplicité, de corruption et de la mauvaise gouvernance. Si un fonctionnaire n’est pas directement concerné, il est complice par son silence, sinon l’achat de conscience pour qu’il ne dise rien. Le Tchad doit être gouverné autrement, par une nouvelle génération de Tchadiens qui n’ont jamais été aux affaires de 1990 jusqu’à maintenant. Certes, il peut avoir des Tchadiens honnêtes, mais un fonctionnaire honnête ne peut accepter de cautionner le délabrement de son pays. Un fonctionnaire honnête démissionne quand il sait que son pays vit un danger – c’est aussi cela le patriotisme.

Tchadanthropus-tribune

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