Les délégations discutent depuis le 13 mars à Doha au Qatar, sans réelles avancées jusqu’à présent. Mais les mouvements rebelles ont transmis hier au gouvernement tchadien une proposition d’accord que Ndjamena doit maintenant examiner. 

Sur le plan militaire, le projet d’accord propose qu’un cessez-le-feu soit déclaré aussitôt le document signé.

Les mouvements rebelles ainsi que gouvernement s’engagent à ne mener aucune action hostile avant et pendant le dialogue national inclusif et souverain à venir.

Mais avant cela, le comité d’organisation du dialogue doit être revu pour permettre une participation plus large de la société tchadienne.

Le projet d’accord propose également que les institutions en charge de la transition soient revues. « Il faut dissoudre le conseil militaire de transition », indique le document pour le remplacer par « un conseil supérieur où siégeront l’armée, les groupes politico-militaires et les partis politiques ».

Le projet prévoit aussi de réviser la charte de transition, qui permettra la désignation d’un Premier ministre issu de l’opposition, et un nouveau parlement de 200 membres où siégeront au moins 50 représentants des politico-militaires.

Madjiasra Nako

Et enfin ce document stipule que les responsables des organes de transition ne seront pas candidats aux prochaines élections.

Pour veiller aux respects de ces engagements, ce projet prévoit la création d’organes de suivi où siégeront le gouvernement, les groupes politico-militaires, l’opposition politique, les pays voisins et les organisations internationales et le médiateur.

RFI

Madjiasra Nako

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