Le constat est fait.

L’engouement qui a suscité autant d’espoir lors des consultations du comité technique spécial avec l’opposition politico-militaire commence par se dégonfler.

Les diverses tergiversations sur certains comportements de ceux qui sabordent le dialogue inclusif, notamment la proposition de lois d’amnistie diversement appréciée par tous les leaders politico-militaires, le blocage des documents de voyages, et les rumeurs entretenues prennent inexorablement le pas pour un dialogue sincère.

Il y a des gens qui voient mal le retour de leurs compatriotes, par peur de perdre certains postes et certains privilèges. La réflexion de si « on laisse ceux-là rentrer, nous on sera où » commence à fleurir dans certaines travées.

Ce que beaucoup ne comprennent pas, ce que l’opposition en exil ou celle politico-militaire n’est nullement fatiguée de la lutte. Ceux-ci portent le dialogue sincère, quand il a été prôné par le président du CMT à la mort d’Idriss Déby. Mais il y a des vermines qui pensent que le Tchad leur appartient et qu’il vaille venir tout arraché par la force. Si l’on ne fait pas attention, c’est ce qui risque d’arriver. Le pouvoir n’est jamais éternel, il faut le savoir, et cela doit être un enseignement pour tous lors de la bataille militaire d’avril dernier.

Il est nécessaire de faire la paix par ce que notre peuple, nos parents, et nos familles ont trop souffert des affres de la guerre. Les autres pays avancent sur le chantier du développement et nous sommes encore à l’échelle des insultes à travers les groupes Wattsup. Certains pensent vouloir humilier ceux parmi les activistes qui ont saisi la main tendue, les poussant en quelque sorte « aux pardons forcés ». Pire, il y a des individus qui veulent se promouvoir, non plus par le savoir et le charisme, mais par les menaces sans importance, oubliant que Dieu est le seul qui souffle la vie, et qui l’arrête, non plus un humain.

La paix, la réconciliation nationale, ne peut se faire de manière unidirectionnelle. Il faut être deux pour l’amorcer.

La guerre, chacun peut vouloir la faire, chacun peut s’y accrocher, mais dominer un peuple est impossible, et tout à une fin.

L’opposition politico-militaire n’ira pas à Doha, si on pense la prendre par le haut, avec les insolences remarquées. L’opposition politico-militaire ne bougera pas si les conditions avancées ne sont pas respectées.

La dignité passe par là

Tchadanthropus-tribune

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