L’opposant et activiste tchadien Brahim Oguelemi a récemment regagné la légalité pour participer au dialogue national inclusif qui se pointe à l’horizon, selon l’information exclusive d’Alwihda Info.

Son retour au pays s’est fait dans la plus grande discrétion. Il s’est véritablement engagé dans la lutte politique à travers la publication de réflexions critiques sur les réseaux sociaux contre le système de Deby père et fils.

Teint clair, silhouette frêle, le jeune homme de 26 ans dit non au pillage du continent noir. « Sur le plan économique, l’Afrique reste dans une domination totale. La France à elle seule, a plus de 40.000 entreprises dont 8 multinationales. Prenons l’exemple d’Auchan, ses boutiques sont en train de tuer l’économie locale. Les Africains ne doivent plus rester à attendre l’aide de l’autre. Il faut qu’ils se lèvent pour prendre leurs destins en main », avait-il l’habitude de recommander à ses amis et détracteurs.

Docteur en Droit, Brahim Oguelemi a entamé une carrière d’écrivain. Le jeune tchadien est considéré comme un fervent partisan de l’ancien président Hissein Habré. Résident au Sénégal depuis 14 ans, il avait publié en 2018 son premier bouquin intitulé : « La souveraineté des États du Sahel face aux défis sécuritaires ». Celui qui se définit comme un « Africaniste » rêve de voir l’Afrique voler de ses propres ailes.

Son histoire d’amour avec le Sénégal a commencé il y a plus de huit ans. Après avoir obtenu son baccalauréat au Lycée Élite de N’Djamena, il rejoint Dakar pour des études supérieures. Dès lors, il s’inscrit à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université du Sahel pour le compte de l’année universitaire 2012-2013. C’est aussi dans cet établissement qu’il décroche sa licence.

Amoureux des études, particulièrement du Droit, il décide de passer à une étape supérieure. Un choix récompensé par un Master 2 en sciences juridiques et politiques, mention Droit public, option Relations Internationales, en 2017.

L’étudiant tchadien compte tout bonnement poursuivre son chemin, d’où son inscription en première année de doctorat en Droit public, tout en menant sa lutte politique. Il a fini par soutenir brillamment sa thèse de doctorat à Dakar.

DJIMET WICHE WAHILI

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