Les partis politiques et associations opposés à la transition au Tchad ont réagi mardi 20 juillet à la décision du gouvernement de convoquer le dialogue national devant mettre fin à la transition entamée depuis la mort d’Idriss Déby pour le 20 août. Le dialogue national, plusieurs fois reporté, ne devrait pas se tenir dans les conditions voulues par le gouvernement, dénoncent les mouvements d’opposition qui appellent la communauté internationale à prendre ses responsabilités.

Le communiqué de l’opposition indique que, dans l’arrêté du Premier Ministre, le mot souverain a disparu alors que depuis le début de la transition, les caractères inclusif et souverain du dialogue ont été au centre des revendications. Ce qui interroge sur la sincérité du conseil militaire de transition qui n’a pas voulu consacrer le caractère souverain du dialogue, pourtant promis par le chef de la junte au pouvoir, Mahamat Idriss Déby Itno le 31 décembre 2021.

Pour les signataires du communiqué, tant que les conditions d’une participation juste et équilibrée ne sont pas réunies, le lancement du dialogue le 20 août doit être empêché par la population et la communauté internationale qui a pris des engagements pour une transition qui implique toutes les composantes de la société tchadienne. S’adressant particulièrement à l’Union Africaine, l’opposition tchadienne écrit : « Nous espérons que notre organisation continentale ne prendra pas la responsabilité historique de voir la situation se disloquer au Tchad sans agir ».

Madjiasra Nako (RFI)

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