De sources dignes de foi, les 44 prisonniers morts (assassinés) dans la cellule de la gendarmerie ont été violentés, bousculés et entassés comme des sardines dans une seule cellule de 4m/3m carré.

D’après nos sources très bien informées, ces prisonniers n’auraient pas été capturés en plein combat contre les terroristes illuminés de Boko-Haram. Cette fois-ci c’est un officier garde nomade originaire du Kanem qui lâche l’info. “ Ces personnes ne sont nullement des combattants de Boko-Haram, la majorité d’entre eux sont des cultivateurs, et d’autres ont quelques bétails notamment des bœufs Kouri. Ce sont des habitants des villages qui bordent le Lac-Tchad dont une bonne partie est Boudouma. C’est le gouverneur Abadi Sahir sur instruction du ministre de l’Administration du territoire Mahamat Ismaël Chaïbo qui a constitué une brigade d’auto-défense, et qui a procédé à leur arrestation, en les accusant d’être de mèche avec Boko-Haram. Ils ont fait 3 jours à Boga Sola avant leur transfèrement à N’Djamena pour y être présentés à la Justice.

De Boga Sola à N’Djamena, ces prisonniers ont été entassés repartis dans deux camions escortés par des gendarmes et des gardes nomades. Ils ont été directement convoyés dans les locaux de la gendarmerie nationale, puis remis au commandant de la légion de la gendarmerie le général Zackaria Erda qui les a réceptionnés au décomptage nominal “ affirme cet officier de garde nomade qui requiert l’anonymat.

Il poursuit son récit, “ Une fois réceptionné, ces prisonniers ont été copieusement insultés par les gendarmes en faction qui les ont traités de tous les noms, comme quoi ils n’avaient pas droit de vivre, car ils ont tué leurs frères, et certains leurs parents “.

Au lieu de les dispatcher dans plusieurs cellules, ils ont été expressément été entassés dans une seule cellule exigüe sachant pertinemment qu’il y aurait des conséquences avec la chaleur qui avoisinait les 50° et le périmètre restreint de la cellule.

D’ores et déjà, plusieurs interrogations se posent. Le commandant de la légion de la gendarmerie Zackaria Erda et ses hommes n’avaient-ils pas fait exprès d’en finir avec des prisonniers encombrants ? Car à la vue du récit de cet officier, et l’analyse qui en découle de l’avis des ONG, notamment la CTDDH sur l’affaire, on est en droit de croire que ces prisonniers ont été liquidés expressément pour venger les soldats tchadiens morts pendant l’attaque de Boko-Haram. Or, de ce que dit cet officier, ces prisonniers sont des compatriotes civils qui sont arrêtés sur la base des suspicions.

C’est bien après le constat des décès que le procureur de la République Youssouf Tom fut averti afin de venir faire le constat. Il a été mis devant un fait accompli. D’ailleurs, il suffit de revoir ses interventions sans conviction sur la télévision France 24 pour se rendre à l’évidence sur ses affirmations non convaincantes, cherchant à peine ses mots.

Depuis les dénonciations faites par divers canaux plus rien n’est venu soulever cette affaire. Les autorités se sont empressées pour enterrer les corps, ne laissant aucune place pour une enquête indépendante. Non plus les ONG en présence n’ont pas poussé plus loin leur revendication et savoir la vérité.

Les dénonciations de ces genres de massacres ne doivent pas s’arrêter en bon chemin. Le travail commencé par les ONG et les autres organes indépendants doit trouver son épilogue pour que plus rien de pareil ne soit permis.

Le commandant de la légion de la gendarmerie Zackaria Erda et son staff doivent être auditionnés par la justice et des sources indépendantes afin d’éclaircir les points sombres. C’est aussi ça un pays de droit. 

Tchadanthropus-tribune

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