Une fois de plus, un crime de guerre est comptabilisé au Tchad, froidement, et calmement sans que personne ne rechigne.

Après le constat amer de la disparition de plusieurs prisonniers de guerre lors des combats d’avril 2021 ayant causé la disparition de l’ex-président Idriss Déby, nous voilà face à un autre constat, un fait accompli qui n’interpelle pas les partenaires du Tchad ni les instances de droits de l’homme à l’internationale, à croire que tout le monde est complice…

Silence, on laisse exécuter…

Que dire ? Est-ce une atmosphère propice à une réconciliation nationale ? Est-ce qu’au sommet du CMT on est conscient de la gravité de la situation, qui aura sans doute tôt ou tard des conséquences graves envers les gens qui liquident impunément des prisonniers de guerre ? Les autorités du CMT doivent se ressaisir et vite.

Le Tchad est signataires des conventions internationales dont celles de Genève qui régissent les prisonniers de guerre. Il ne peut de manière abstraite absoudre les droits aux prisonniers d’être bien traités, soignés et un jour les libérés.

Il y a quelques mois face aux constats de disparition de plusieurs prisonniers de guerre arrêtés puis disparus, le CMT fit monter le ministre délégué à la défense monnayant une communication de circonstance. Des individus ballonnés qui savent hautement la vérité des lieux, mais qui s’arrogent les titres, au lieu des faits.

Des caméras ont filmé gaillardement des prisonniers à la maison d’arrêt, poliçant de fait un mensonge. Aujourd’hui la vérité rattrape ces mêmes satrapes qui deviennent des complices de tortures sur des prisonniers de guerre, et leurs assassinats.

Il faut vite se reprendre sous peine de déchirer à jamais ce pays.

Tchadanthropus-tribune

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