Le ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique, Moussa Kadam, a rencontré le mercredi 20 septembre 2023 au Palais des Arts et de la Culture, les responsables des établissements scolaires publics et privés. Il abordé la question de la contribution des parents d’élèves pour le compte de l’année scolaire 2023-2024.

 

Selon le ministre de l’Education nationale, il est hors de question d’imposer les frais scolaires aux parents d’élèves. L’enseignement est gratuit martèle-t-il en se fondant sur la Constitution de la République du Tchad sur la loi 16 en son article 9 portant orientation du système éducatif. Celle-ci, tout en prônant la gratuité de l’enseignement, elle admet la contribution des bénéficiaires, qui sont les élèves via leurs parents. Le patron de l’Education nationale invite les journalistes à faire un travail d’investigation pour informer le public dans le bon sens.

 

Moussa Kadam a saisi l’occasion pour faire le tour d’horizon des maux qui minent le système éducatif tchadien. Parmi ceux-ci, il y a la création anarchique des écoles sans respect des textes et lois de la République, l’installation des unités commerciales au sein et aux alentours des établissements, la construction des latrines dans la cour des établissements publics gérées par les particuliers, le nombre pléthorique des élèves dans les salles de classe, le nomadisme  scolaire des élèves, le délabrement des infrastructures éducatives publiques, n’ont pas été occultés par le ministre. Le chef du département de l’Education a rassuré son auditoire qu’il y aura des arrêtés dans les prochains jours pour mettre de l’ordre dans le secteur. Il a, par ailleurs, saisi l’opportunité pour féliciter les promoteurs des établissements privés : « l’enseignement privé à sa place au Tchad. Je vous encourage tous à disposer des livrets scolaires des élèves de vos établissements respectifs ».

Le Tchadanthropus-tribune avec ATPE

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