Réunis ce 9 novembre pour évaluer la grève de 7 jours, les membres du Syndicats des enseignants du Tchad (SET) décident d’enclencher une grève sèche et illimitée et de la mise en place d’un comité de crise. D’autres regroupements des enseignants prolongent eux-aussi leur grève, mais d’une semaine.

 

Une crise couvait au sein du Syndicat des enseignants du Tchad. Elle éclate donc au grand jour et est actée avec la mise en place de ce comité de crise, « seul habilité à gérer la suite de la grève ».

 

En effet, le bureau exécutif du SET qui privilégiait la négociation avec le gouvernement pour la prise en compte de leurs revendications, est taxé de laxiste par la base, dont la grogne enfle depuis la rentrée scolaire. Les membres du SET exigent notamment le rétablissement des avantages et primes des enseignants coupés en 2016 par le gouvernement.

 

D’un autre côté, la plateforme des syndicats du secteur de l’éducation du Tchad (PSSET) et le Collectif des syndicats du secteur de l’éducation du Tchad (COSET), exigent le versement des salaires suspendus en octobre 2023. Ils prolongent aussi leur grève d’une semaine, allant du 10 au 16 novembre.

 

Pour rappel, les membres du PSSET et du COSSET ont rencontré le Premier ministre de transition, Saleh Kebzabo, le 7 novembre. Ils sont sortis insatisfaits de cette réunion, qu’ils jugent « ratée et truffée de propos injurieux, partisans et d’intimidation.

Le Tchadanthropus-tribune avec Tchad info

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