Une assemblée générale du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) tenue le 9 novembre, à N’Djaména, a « dissout » le bureau exécutif national et celui de N’Djaména. Il leur est reproché de jouer le jeu du gouvernement. Un comité de crise, dirigé par Djimoudouel Faustin, a aussitôt été mis en place.

 

C’est « larmes aux yeux » que le comité de crise a informé de la dissolution de ces bureaux et de la « souffrance » que vivent les enseignants. « Souffrance » qui tire sa source, selon le comité, du « laxisme » des membres desdits bureaux.

 

« Nous constatons avec regret que nos responsables actuels, à différents niveaux, ferment délibérément les yeux et bouchent leurs oreilles pour ne pas regarder la misère et ni écouter les cris sinon le gémissement des camarades qui meurent tous les jours faute de meilleures conditions de travail », accuse Djimoudouel Faustin, citant l’exemple d’une fonctionnaire morte parce qu’elle n’a pas reçu son salaire.

 

Le comité de crise avance aussi que le mandat de ces bureaux a pris fin en mai 2023. On leur aurait dit qu’il n’y a pas de moyens pour organiser le congrès. « C’est un dilatoire créé pour des intérêts mesquins et égoïstes. Ils sont hors mandat donc fonctionnent dans l’illégalité », assure-t-il, rappelant que la grève lancée le 9 novembre est illimitée et que la reprise des activités est conditionnée par le paiement « intégral » des avantages et primes coupés depuis 2016.

 

Contacté par nos soins, le chargé de revendications du SET, Djasrabaye Ngaba Kit, n’a pas souhaité s’étaler sur les motivations du comité de crise. Il soutient simplement que le bureau exécutif est mis en place par le congrès national, « seul habilité à le destituer ».

 

Le Tchadanthropus-tribune avec Tchad info

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