Par voie de presse, le président de la CENI évoque encore, et pour la énième fois le report des dates des élections législatives.

Sur une radio locale, Haroun Kodi affirme qu’il n’y aura pas des élections législatives le 13 décembre 2020 comme prévu par les autorités. Il prend comme argument la crise pandémique en cours et la saison de pluie qui ne rend pas praticable les routes et voies de circulation. La CENI propose aux différents acteurs de se concerter sur un nouveau calendrier allant jusqu’à avril 2021.

Le problème de calendrier des élections législatives a toujours posé des inimités entre la majorité au pouvoir et l’opposition dans sa globalité. Le parti au pouvoir et Idriss Déby font tout ce qui est possible pour tirer sur la longueur afin que ces élections ne puissent se tenir avant les présidentielles malgré la pression de la communauté internationale, notamment la France qui parraine en continuité la dictature de Déby.

C’est ainsi que lors d’un point de presse, Dr Baba Ahmat Baba, porte-parole d’un collectif et regroupement des partis politiques de l’opposition, constate un dysfonctionnement au niveau de la CENI causé dit-il par la division des membres de cet organe en charge des élections. À cela s’ajoute indique-t-il la procédure du recrutement de l’opérateur pour la biométrie électorale qui viole certaines règles du code des marchés publics et pour lequel le comité national de Dialogue politique (CNDP) n’a pas été associé, mais mis devant un fait accompli.

Baba Ahmat Baba s’interroge sur les conditions d’organiser des élections législatives et les présidentielles dans les 10 mois à venir. La sortie ce dimanche du président de la CENI vient lui donner raison sur les inquiétudes avancées.

Tchadanthropus-tribune

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