Ce vendredi 22 décembre, à l’Hémicycle, les discussions ont été animées alors que les membres du Conseil National de Transition (CNT), interpellent la ministre des Hydrocarbures et de l’Énergie, Naïmbaye Alixe, sur l’augmentation récente du prix du gasoil à la pompe. Les conseillers nationaux expriment des inquiétudes quant à l’impact sur le coût de la vie des ménages.

 

Le 17 avril 2023, le ministère des Hydrocarbures et de l’Energie, a pris une décision pour augmenter le prix du gasoil à la pompe, passant de 548 FCFA à 700 FCFA. Ce qui a laissé le peuple tchadien pantois du fait que cela ait de répercussions sur leurs revenus qui sont d’ailleurs faibles et par ricochet a augmenté inéluctablement le coût de la vie. Certains conseillers nationaux soulèvent la question de savoir si l’augmentation du prix du gasoil ne va pas à l’encontre de l’engagement récent du gouvernement qui consiste à mettre en place une stratégie nationale de réduction du coût de la vie.

 

Pour les conseillers nationaux, la ministre des Hydrocarbures et de l’Energie, Naïmbaye Alixe, de tout son temps, n’a jamais donné des raisons concrètes et qu’elle est dans le dilatoire. “Vous n’avez tous sauf été convaincante. C’est un discours vide car aucune raison que vous avez donnée n’est valable pour défendre cette augmentation du prix du gasoil. Comparer les prix du carburant n’est pas une raison car chaque pays a ses réalités. Pour dire clair, ramener le prix du gasoil au prix initial. L’immobilisme du gouvernement est insoutenable et le gouvernement doit sortir de cela”, tonne le Conseiller national Mahamat Mouhsine Ahmat, auteur de la question orale avec débat.

 

La ministre des Hydrocarbures et de l’Energie, Naïmbaye Alixe, justifie l’augmentation du prix du gasoil par le coût d’importation de ce produit pendant la période de maintenance de la raffinerie et la nécessité d’appuyer le fonds de stabilisation pour faire face à l’importation du GPL (gaz domestique), qui fait l’objet d’une subvention qui représente une enveloppe annuelle de 30 milliards de FCFA. “L’augmentation a permis de limiter le phénomène de contrebande transfrontalière de notre gasoil vers les pays limitrophes. Aujourd’hui, le prix avantageux de notre super l’expose à ces comportements criminels qui perturbent la paix sociale et le précaire équilibre économique. Ce à quoi il faudra durcir la lutte contre la fraude, assainir le secteur des opérateurs indélicats, apporter des mesures appropriées basées sur les considérations propres aux mécanismes des marchés“, tente de justifier Naïmbaye Alixe, mais en vain.

 

Le Tchadanthropus-tribune avec Tchad info 

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