Le secteur électrique et de l’énergie est à refaire dans notre pays, ville par ville, et région par région. Le problème perdure depuis plusieurs décennies, et à chaque fois on semble tripatouiller comme des amateurs.

Dans la capitale N’Djamena, chaque commune adopte une stratégie pour mieux servir ses habitants sans y parvenir réellement, parce que le problème est à la source, et les lobbys qui se sucre dessus ne lâchent point une évolution quelconque.

Prenez le secteur N°5 de la SNE à Farcha dans le 1er arrondissement, on a trouvé un compteur électrique qui alimente le nouveau bâtiment abritant les bureaux de la mairie dudit arrondissement non connecté au compteur mais branché directement de la sortie du poteau au bâtiment. Un fait illicite qui s’apparente à la fraude.

Après une vérification le chef de secteur Mr Moustapha Ali Haroun a retiré le compteur pour amener à la hiérarchie de la SNE pour décider du sort du client frauduleux.

Conséquence depuis ce constat les bureaux des maires, des SG et autres services dont la radio Mandela FM sont sans électricité. Alors à quand un plan réel et sérieux pour la capitale et ses habitants redeviennent une ville où le problème d’électricité est complétement réglé ? Que la parole du messie DG de la SNE soit exhaussée afin que Ndjamena redevienne une ville avec de la lumière.

Qu elle sorte définitivement de son chaos énergétique donc rdv en Mai 2021 comme il annonce ce délai pour l’accomplissement du miracle pour le bonheur du peuple qui souffre tellement de ce handicap dégradant gravement sa qualité de vie.

En écoutant l’actuel DG de la SNE, il promet pour bientôt de l’électricité en permanence. Comment Il fera pour échapper aux influences des lobbys, des corrompus, et autres magouilleurs suceurs de sang ?

Au cours d’un point de presse ce mercredi 30 septembre 2020 à Ndjamena, Mahamat Adoum Ismaël informe que ce sont des problèmes d’ordres techniques, financiers et matériels qui sont à l’origine de récents délestages. Le DG de la Société Nationale de l’électricité ajoute que sur les 14 groupes que dispose la SNE, seuls 7 sont en marche. Il explique que ces 7 groupes ne fournissent à peine que 1.000.000 KWH par jour, alors que le besoin en électricité de la seule ville de Ndjamena représente plus de 2.000.000 KWH par jour, ce qui veut dire que Ndjamena n’est couverte qu’à 50 %, précise-t-il avant de poursuivre qu’à cela s’ajoute d’autres facteurs telles que les pannes, les vétustés des lignes de distribution, ainsi que l’insolvabilité des clients.

Mahamat Adoum Ismaël renseigne que le tiers de la clientèle s’alimente illégalement. Chose que n’arrive pas à régler la SNE et l’État.

Malgré ces difficultés, le DG de la SNE se dit rassurant. Il demande l’indulgence de la population, car bientôt, “son calvaire sera un lointain souvenir”.

Pour y arriver, Mahamat Adoum Ismaël compte réparer et réhabiliter des groupes pouvant porter la production totale à 121 MW auxquels vont s’ajouter les 32 MW de la centrale DENALI, en construction à Djermaya, soit au total 153 MW, pour un pic estimé en mai 2021 de 130 MW dégageant un excédent de 23MW.

Tchadanthropus-tribune avec Nestor Yaldé

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