Depuis l’instauration de l’état d’urgence dans les trois provinces, à Abéché, chef – lieu de la province du Ouaddaï, les forces de l’ordre profitent pour racketter les paisibles citoyens. Selon nos informations, les forces de l’ordre en charge de faire respecter le couvre – feu rackettent à cœur joie la population. Toute personne interpellée pendant les heures de couvre-feu est sommée de payer une amende à hauteur de 10 000 FCFA. Et de surcroît, l’heure du couvre-feu n’est pas respectée. “ Ils commencent par arrêter les gens à partir de 21 h ”, témoigne un étudiant. Chaque sortie de patrouille est sujette à punir mes citoyens, avec le but ultime d’arrêter un nombre important de noctambules.

L’état d’urgence est devenu pour les agents un moyen de racketter la population toute honte bue. On dirait que ces forces du désordre sont instruites pour brimer toute âme qui vive, et cela sous le silence abyssal des soi-disant députés de la région.

D’un autre côté, l’observation qui est faite est de donner du travail à l’armée et les forces auxiliaires qui tirent leurs spleens parce qu’ils sont nombreux ceux qui sont dans les forces de sécurité et qui sont mécontents du système qui les utilise à fond sans une contrepartie réciproque. Le couvre – feu qui a été instauré les occupent et par la même occasion leur permet de se sucrer sur le dos du peuple. 10.000 FCFA de taxe par personne arrêtée est colossale par rapport aux bourses de la population.

Selon nos informations, hier dans un village (Chichchiga) dans le canton Guéri, à 25 kilomètres de la ville d’Abéché, les forces de sécurité avaient investi plusieurs cases et maisons en arrêtant femmes et vieillards afin de faire pression sur des hommes suspectés à tort de restituer des armes qu’ils ne possèdent pas. Un de nos correspondants a pu filmer de loin l’événement par peur d’être appréhendé. À l’absence de Mr Mahamoud, sa femme a été arrêtée, tout comme Mado Rahama, Abdoulaye, et plusieurs personnes sont arrêtés alors qu’ils ne détiennent aucune arme.

Il est curieux aussi de constater à ce moment le comportement du nouveau sultan décrété d’envoyer des forces auxiliaires participer à la brutalité de ceux-ci sur la population dont il est censé être le garant. (Voir sa lettre)

Quand on décide de mettre en place un état d’urgence, on regarde en même temps les mesures d’exception comme les urgences de maladie, des femmes qui accouchent, et on informe ces forces aux respects de cette procédure, mais on n’impose pas de manière manu militari les choses sans aucune forme d’humanité.

A Abéché et dans les régions où l’état d’urgence est instauré, la population est excédée et les tensions vives. Tout le monde se remet au bon Dieu pour leur venir en aide. Dans la fatalité, il est aussi dit “ Aide-toi d’abord, et le ciel t’aidera “

Tchadanthropus-tribune

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