De sources dignes de foi, l’information qui est tombée ce jeudi en début d’après-midi, confirme la nomination du général Abakar Abdelkérim Adam alias Kerenkeno en lieu et place du général Taher Erda au poste de chef d’État-major général des armées (CEMGA).

Il faut noter que dans la foule des généraux qu’il y a au Tchad, le nouveau nommé puise son aura de guerre depuis son jeune âge comme garde-corps de l’emblématique CEMGA des FANT feu Hassan Djamous.

Longtemps mis sur la touche, Abakar Abdelkérim Adam alias Kerenkeno revient aux affaires à un poste stratégique où normalement le chef d’État-major général des armées symbolise en son sein de la pédagogie et des connaissances qui le confrontent avec ses pairs. Le CEMGA est amené dans le cadre de la coopération, rencontré des partenaires avec lesquels les échanges doivent être entreprenants. Mais en dehors de ses faits d’armes, Kerenkeno n’a fait aucune école. Il est handicapé du bras qu’il a perdu lors des combats au Tchad contre la Libye.

Taher Erda a été nommé le 22 mars 2019 en remplacement du général Brahim Seid Mahamat (Bacha) sanctionné par la double attaque de CCMSR et celle de Boko-Haram.

Selon nos informations, Taher Erda subit aussi les conséquences des attaques de Boko-Haram qui a fait plusieurs victimes au sein de l’armée tchadienne, en plus des colères diverses des officiers au sein de l’armée tchadienne, entre ceux qui sont au Mali, la gestion du contingent militaire revenu du Nigéria, et la grogne de certains officiers depuis la rumeur sur la santé d’Idriss Déby.

Une armée véritablement nationale doit retrouver un organigramme naturellement logique. Du sommet de la hiérarchie, il faut des hommes et femmes capables d’asseoir les valeurs des connaissances, des officiers lettrés et formés pour faire de la grande muette une institution apolitique et garante de la démocratie dans une République affirmée et transformée.

Tchadanthropus-tribune

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