L’ex conseiller Tidjani Thiam et ex-ministre des Affaires étrangères tchadien a subi plusieurs préjudices et abus confiance sur plusieurs affaires avec l’ex-N° 2 d’Areva et actuellement CEO (DG) de ENDEAVOR, (société côté en bourse à Londres), et le milliardaire Égyptien Najib SAWIRIS.

Son excellence Tidjani Thiam a été grugé par les personnages cités ci-haut sur plusieurs avants même le projet soudanais. L’Affaire soudanaise a été le déclic qui a poussé le tchadien Tidjani Thiam d’ester les deux hommes d’affaires devant les tribunaux français, parce que dans l’affaire soudanaise les accords sont écrits et prouvés.

Estimant avoir été floué en 2014 par La Mancha et son PDG d’alors, Sébastien de Montessus, dans le cadre d’une transaction liée à la compagnie publique soudanaise Ariab, l’ancien ministre tchadien des affaires étrangères Tidjani Thiam entend se pourvoir au pénal.

Le 20 juin, Tidjani Thiam, qui fut ministre des affaires étrangères du Tchad et conseiller d’Idriss Déby comme de plusieurs autres chefs d’État africains (AI du 27/10/04), a déposé une plainte pour abus de confiance au commissariat du 16e arrondissement de Paris contre le français Sébastien de Montessus, espérant que les diligences de la police puissent mener à l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Les griefs de Tidjani Thiam à l’encontre de Sébastien de Montessus remontent à 2014, quand ce dernier, qui est aujourd’hui PDG du producteur d’or en Afrique de l’Ouest Endeavour Mining, était à la tête d’une autre société minière, La Mancha, détenue par le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, également actionnaire d’Endeavour Mining. A cette époque, La Mancha possédait 44 % de la compagnie minière soudanaise Ariab Mining Co, détenue en majorité (56 %) par l’État soudanais.

Changement actionnarial en vue

En septembre 2014, Tidjani Thiam a signé un protocole d’accord avec La Mancha, la société émiratie Energy Standard International, administrée par la banque privée Helin International dont Montessus était client (AI du 23/02/21), et l’homme d’affaires français Pierre Bonnard, vétéran des réseaux franco-arabes et ancien animateur de la Chambre de commerce française pour les pays du Proche et Moyen-Orient (CCFPMO). L’accord entre les parties prévoyait l’incorporation d’une nouvelle société, Afromin, qui se serait rendue acquéreur d’au moins 10 % des parts de l’État soudanais dans Ariab. Tidjani Thiam et Pierre Bonnard devaient se charger des négociations. Combinés avec les 44 % qu’elle détenait déjà dans Ariab, ces 10 % auraient permis à La Mancha de prendre le contrôle de la société, et donc de faciliter la recherche de financements pour développer la mine d’or et de cuivre d’Hassaï. Le Soudan était alors sous embargo américain, décourageant les institutions financières d’avancer les 530 à 780 millions de dollars nécessaires au développement d’Hassaï.

La Mancha quitte le navire Ariab

Tidjani Thiam a affirmé aux policiers français que, alors qu’il était en pleine négociation et en passe de réussir à obtenir de l’État soudanais de céder 15 % de ses intérêts en avril 2015, La Mancha a vendu la totalité de ses parts dans Ariab pour 100 millions de dollars à.… l’État soudanais. Toujours selon la déposition de Tidjani Thiam, il n’aurait pas été mis au courant de ces négociations. Il a expliqué à la police française que La Mancha l’avait en fait instrumentalisé, et donc enjoint à négocier le rachat de parts de l’État soudanais simplement pour faire monter la valeur des 44 % que la société dirigée par Sébastien de Montessus a vendus en 2015.

Si la transaction prévue par le protocole d’accord ne s’est finalement pas faite, Tidjani Thiam estime qu’il a droit à des commissions. Il a réclamé en 2020, par la voix de ses avocats du cabinet parisien Buchinger & Rubin, 3 millions d’euros à La Mancha en dédommagement, sans succès. De ce fait, il a décidé d’attaquer Sébastien de Montessus directement.

Contacté, ce dernier nous a affirmé que Tidjani Thiam n’était pas parvenu à obtenir les 15 % prévus dans le protocole d’accord, et ne pouvait donc pas se prévaloir de compensations. Pierre Bonnard a confirmé à Africa Intelligence que Tidjani Thiam et lui n’avaient pas été en mesure d’acquérir des parts de l’État soudanais dans Ariab, ajoutant que le protocole d’accord évoque un recours à l’arbitrage en cas de différend.

Tchadanthropus-tribune avec la Lettre du Continent

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