Le sommet de PAU dans les Pyrénées atlantiques s’est terminé avec un goût ocre pour les populations africaines qui continuent de dénoncer toutes les formes de dictature de ces présidents dont une partie est présente à PAU.

Le sommet sur place avait mis un accent profond sur la sécurité et le combat contre le terrorisme. Elle a voulu entendre ces chefs d’État faire une presque allégeance à la présence française. Une manière pour la France d’avoir un permis par la voix de plusieurs dictateurs, dont celui du Tchad, de continuer à rester au Sahel.

Mais dans le fond, Emmanuel Macron et son ambassadeur du Sahel Jean Yves Ledrian savent avec plénitude que la colère anti-française qui émerge çà et là est la conséquence de la politique française qui soutient les dictateurs qui oppriment leurs peuples. Le fait que les Maliens qui plébiscitaient la présence française au Mali il n’y a pas longtemps se retournent complètement contre la France n’a rien de magie. Comme au Mali, les populations du Tchad et d’autres pays d’Afrique centrale pensent de la même manière.

Si malgré cela, le staff de Macron y compris lui-même font fi de ces réalités, ce que l’aspect dictature de ces potentats risquerait de revenir comme un effet de boomerang sans doute à un moment ou un autre. Macron l’a d’ailleurs explicitement dit, que la France n’est pas tributaire des politiques intérieures des dirigeants qui sont en mal avec leur population, mais ce qu’il oublie ce que sans le soutien indéfectible de la France comme au Tchad, aucun régime ne pourrait perdurer.  De ce point de vue, ce sommet est un raté, vu du domaine politique social même si dans le texte final quelques points en matière de développement sont énumérés.

 

Tête à tête entre Macron et Idriss Deby.

De sources bien indiquées, le tête-à-tête entre Macron, Idriss Deby et Le Drian a été assez dense. Le président français ne s’est pas prié pour dire à Idriss Deby que ce dernier ne les aide dans le soutien que la France continue de faire envers son régime. Il poursuit que si les Américains demandent à quitter le Sahel c’est parce que les rapports en leurs seins indiquent de graves dérives de droits de l’homme dans certains pays du Sahel, dont le Tchad. Les Américains reprocheraient aux Français l’absence de pressions envers certains gouvernements qui enfreignent les droits de l’homme et ne font rien contre la mauvaise gouvernance, et que ceux-ci ferment inconditionnellement les yeux.

Face à Idriss Deby, Macron tonne encore de la voix pour lui rappeler le report constant des élections législatives, les emprisonnements des leaders de droit de l’homme (sans doute l’emprisonnement de Ibedou). Il a fallu l’avocat des dictateurs Jean Yves Le Drian pour voler au secours de son protégé. Très diplomatiquement, Le Drian évoque séance tenante que des mesures de reformes sont actuellement mises en place au Tchad, et que certains faits résultent des fonctionnaires zélés qui outre passent leurs fonctions, sinon qu’Idriss Deby a formellement laissé toute indépendance à la justice.

Après PAU, une partie des membres de la délégation étaient priés de rentrer au TCHAD. Le ministre de la Défense et Sécurité ABBA ALI SALAH reparti au pays depuis mercredi dernier pour des impératives propre à l’armée diton.

De PAU, Idriss Deby arrive sur Paris avec l’autre partie de la délégation. En dehors de quelques rencontres, il doit suivre un bilan médical à l’hôpital américain. Son entourage évoque qu’il suivra une intervention qui serait bénigne. Le secret médical ne nous a pas permis d’en savoir plus, mais de plusieurs sources, il s’agirait d’une intervention pour la prostate, chose qui demande au moins une semaine de repos. Cette information est confirmée par d’autres sources très bien informées auprès des chancelleries étrangères au Tchad.

À Paris, un ex et futur responsable de la cellule MPS a beau cherché une audience en cherchant par approcher son fils Kérimo Idriss Deby le dircab adjoint, toujours sans succès. Il a tourné plusieurs fois autour de la délégation, mais certains véhéments lui ont complètement fermé les portes. La cellule MPS Paris est dans une vraie tourmente à cause d’une guéguerre de travée amplifiée par certains responsables du parti MPS et la chancellerie de Paris qui tirent les ficelles. Chacun veut avoir des pantins à sa dévotion.

Autour de Deby son médecin personnel Hassan Mahamat Hassan, son aide de camp infantile Khouder, son chargé de protocole Allamaye qui visite quotidiennement le vendeur de vestes de la place de Clichy (Benjamin), Seid Gobi venu depuis longtemps en précurseur, Son fils Kérimo Idriss Déby le dircab adjoint, son neveu Adam Timan Deby qui est assistant au protocole d’État, le DG de l’ANS Kogri Ahmed, en plus de quelques gardes de corps.

Idriss Déby dans ses appartements privés de la rue de Ponthieu non loin des champs Élysées, tandis que le reste de la délégation est répartie à l’hôtel California juste en face.

Il suffit de regarder le bar chicha de Jet 7 de la rue Berri pour voir les silhouettes zebrées et adeptes du narguilé occuper les tables à longueur de la soirée.

Dès que certains milieux sont informés à N’Djamena, l’américain Haroun Kabadi, président de l’Assemblée du Tchad et deuxième personnalité du pays commence par renforcer sa sécurité et il se tient constamment informé de la situation. Il craindrait fortement la réaction des proches du pouvoir en cas de vacances si un fait dramatique devrait le mettre devant la scène.

Le chronogramme du départ serait fixé en début de cette semaine (lundi, mardi), sauf imprévue de dernière minute, ou liée à son cas médical, sachant qu’un rendez-vous est prévue avec la ministre de la Défense française Florence Parly mais qui est qui est arrivée à N’djamena ce dimanche soir, elle visitera Barkhane et rencontrera sans doute le ministre de la Défense et à la Sécurité ABBA Ali Salah et elle continuera sa tournée au Sahel afin de traduire dans les faits les décisions du sommet G5 Sahel à PAU.

Tchadanthropus-tribune

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