Comme publié hier dans nos éditions, Idriss Déby est arrivé à Paris aux environs de 15 heures 40 min, heure locale. Il est arrivé avec une délégation assez restreinte à visage sécuritaire, composée de Djiddi Saleh ex-DG de l’ANS et conseiller actuel à la sécurité, d’un de ses fils le général Mahamat Kaka commandant de sa garde prétorienne, de Mahamat Orozi son chef d’état-major particulier, Abdoulaye Ngardiguina son conseiller à la communication, Amira Idriss Déby sa fille et directrice de cabinet adjoint, du ministre des Affaires étrangères Hissein Brahim Taha, de son DG au protocole d’état Allamaye Halina, du sultan du Chari-Baguirmi Kachallah Kasser et son fils, de son médecin particulier Dr Hassan Mahamat Hassan, son fidèle maitre Hôtel Marcel, et le général aide de camp Khoudar Mahamat Acyl. Un de ses jeunes fils l’accompagne pour cette visite. La délégation siège à l’hôtel les Collectionneurs ex Hilton dans le 17e arrondissement de Paris.

Le bus loué pour les sympathisants du MPS qui devraient venir accueillir Déby est parti de Toulouse lundi vers 12 heures. Manque de timing ou d’informations, ils seront à Paris après l’arrivée de leur président au Bourget. Qui sont-ils ? certainement des pseudos sympathisants MPS, activistes le jour et sympathisants le soir. Une meute qui attend toujours le reste de lambeau qu’on lui tend.

 

Avant l’arrivée de la délégation accompagnant Idriss Déby, l’ambassadeur Amine ABBA Siddick parti la semaine dernière accompagner le corps de son père décédé à Paris, est arrivé par le vol régulier Air-France AF 559 DL 839 KL 2225 en provenance de N’Djamena ce lundi matin, tout comme Mrs Seid Gobi du protocole, Amadou Brahim (interprète en arabe) et Abakar Chaïmi (interprète en anglais), Taher Hamid Nguilin DG de la SHT et un des fils de Déby (Seïdo) travaillant à la SHT, le conseiller économique à la présidence, le ministre de l’Environnement et Yosko Youssouf Boy.

 

Dans le sillage de cette délégation, plusieurs personnes seraient venues pour voir s’il pouvait rencontrer Idriss Déby à Paris plutôt qu’à N’Djamena où les portes seraient closes depuis un certain temps. D’autres personnes devraient assister à une rencontre sur l’environnement qui se passera à Paris.

 

Selon nos informations, la rencontre du 13 décembre 2017 avec Emmanuel Macron se fera sous l’angle sécuritaire et l’actualité en Libye, c’est ce qui justifie la présence de Djiddi Saleh et Mahamat Kaka dans la délégation. Plusieurs autres chefs d’État devraient venir pour cette rencontre, en particulier ceux des pays de la G5.

 

L’intervention d’une Task Force en Libye va s’articuler des armées des pays de la G5, et entérinera les conclusions du sommet Afrique Europe d’Abidjan au début du mois de décembre dernier.

 

Notons que le sieur Djiddi Saleh ne peut venir librement en France à cause d’un mandat d’arrêt contre sa personne, suite à une plainte déposée contre lui, à cause des exactions commises quand il était DG de l’ANS. Les plaintes déposées contre lui sont recevables par un tribunal qui a les compétences à Paris. C’est ce qui fait qu’il ne vient en France que s’il est dans une délégation présidentielle. Ironie de sort, même pour aller manger un Grec, il doit se faire accompagner. Une leçon de vie, comme quoi il ne faut pas exagérer quand on a les pouvoirs entre les mains.

 

Tchadanthropus-tribune

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