De sources bien huilées, le soldat Idriss Déby viendrait en visite à Paris ces jours-ci. (Weekend ou début de semaine). Face au nouveau changement au Soudan, le dictateur tchadien viendrait consulter ses parrains français, Le Drian surtout et bien d’autres encore. Nul doute que la chute de son ami Omar El Béchir devrait être au menu des échanges, lui qui était le dernier chef d’État à aller rendre visite à l’ex-président soudanais, juste 5 jours après sa chute.

Depuis la chute du président soudanais Omar El Béchir, Idriss Déby passe des moments de réflexion assez difficile, et ne voit pas d’un bon œil l’exécutif militaire soudanais, surtout avec la présence d’un certain Mahamat Hamdan Daglo alias Himiti.

Plusieurs observateurs d’ailleurs évoquent le soutien d’Idriss Déby aux manifestants issus du Darfour qui contesteraient profondément la hiérarchie militaire au pouvoir. Des notes de renseignements auraient été obtenues dans ce sens.

D’autre part, le dictateur tchadien voudrait aussi rencontrer l’aile dirigeante du MJE à Londres pour les motiver à entrer en action au Darfour avec son soutien. Une idée qui pose un grand problème au responsable du MJE à Londres. Mr Djibril est d’accord pour rencontrer Idriss Déby afin qu’il lui explique d’abord comment Khalil Ibrahim a été assassiné, et ensuite parler d’une certaine opportunité. L’entité MJE ne peut pas faire confiance à Déby, sachant que c’est cet homme qui les a détruits.

Sur un autre volet, depuis le bombardement des forces de l’UFR par l’aviation française en plein territoire tchadien. Forcé de l’expliquer les autorités françaises ont été sommées de s’expliquer. Le ministre des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian est monté au créneau pour expliquer l’abject. Que la France est intervenue grâce à la demande d’Idriss Déby en personne, par une lettre, alors que ladite lettre fut écrite bien par après, et Le Drian est passé la chercher à Addis Abeba lors de son voyage aux émirats Arab unis.

Une fois à Paris, 3 jours plus tard, Le Drian arborait cette lettre pour justifier l’action de la France sur l’UFR.

Pendant l’interpellation de Mr Le Drian par une députée française sur le soutien sans concession à Idriss Déby, le même Le Drian avait laissé dire qu’en contrepartie, Idriss Déby devrait s’y résoudre à faire des réformes en profondeur au Tchad. Chose qui n’a pas plus à la dictature de Déby… À suivre.

Tchadanthropus-tribune.com

1909 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article