Deux volets – militaire et civil – attendent Emmanuel Macron lors de sa première visite au Tchad. Dès son arrivée à N’Djamena le 22 décembre, en début d’après-midi, le chef de l’État français ira au contact de l’État-major de la force Barkhane dont le Poste de commandement interarmées de théâtre. (PCIAT), pour s’enquérir du fonctionnement du dispositif de lutte contre le terrorisme au Sahel. Il sera aiguillé par le général Fréderic Blachon, commandant de cette force depuis juillet. Des rencontres sont prévues avec les chefs de détachements étrangers (Royaume Uni, Estonie, Espagne et Allemagne). Comme l’an passé à la même période à Niamey, la soirée sera dédiée à un repas avec les soldats français. Un millier est actuellement déployé dans le pays.

Paris poursuivra, par ailleurs, sa campagne pour rendre le G5 Sahel opérationnel. Sur 400 millions € promis, cette force conjointe dispose de 100 millions libérés par l’Union Européenne (UE). 215 millions € sont en cours de décaissement, selon l’Élysée.

Les thématiques bilatérales seront au cœur de la seconde journée de ce déplacement, le 23 décembre. Avant un entretien suivi d’un déjeuner avec son homologue au Palais rose, Idriss Déby, durant lequel la situation centrafricaine sera évoquée, Emmanuel Macron défendra l’égalité homme-femme. Une gageure dans ce pays où le taux de non-scolarisation des filles est écrasant. Une rencontre avec plusieurs associations est attendue, dans la matinée, à la Maison de la femme de N’Djamena.

La ministre de la défense, Florence Parly et le directeur général de l’agence française de développement (AFD), Rémy Rioux, seront du voyage.

Tchadanthropus-tribune avec la lettre du Continent

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