Six ans après la révolte ayant mis fin au pouvoir de Mouammar Kadhafi, la Libye reste engluée dans une interminable crise de transition, avec une économie en lambeaux. Le Tchad a reproché à plusieurs reprises à l’occident de ne pas avoir assuré « le service après-vente », à la suite de l’intervention militaire en Libye.

« La France entend, par cette initiative, faciliter une entente politique entre le président du Conseil libyen et le commandant de l’Armée nationale libyenne, au moment où le nouveau représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, qui participe aux échanges, prend ses fonctions de médiateur des Nations unies », a indiqué la présidence de la République dans un communiqué.
« En concertation avec tous ses partenaires, la France entend marquer son appui aux efforts pour construire un compromis politique, sous l’égide des Nations unies, qui réunisse sur une base inclusive l’ensemble des différents acteurs libyens », poursuit le communiqué. 

« L’enjeu est de bâtir un Etat capable de répondre aux besoins fondamentaux des Libyens et doté d’une armée régulière unifiée sous l’autorité du pouvoir civil », indique l’Elysée. « C’est une nécessité pour le contrôle du territoire libyen et de ses frontières pour lutter contre les groupes terroristes et les trafics d’armes et de migrants, mais aussi en vue du retour à une vie institutionnelle stable ». 

Le maréchal Khalifa Haftar (g) et le chef du gouvernement d'union nationale, Fayez al-Sarraj, le 31 janvier 2016 à Al-Marj / © Service de presse des forces armées libyennes/AFP/Archives /

Fayez al-Sarraj, soutenu par l’ONU et l’Occident, et son rival, le maréchal Khalifa Haftar, se sont rencontrés début mai à Abou Dhabi et, précédemment, en janvier 2016, peu après la désignation de M. Sarraj à la tête du GNA. 

Le GNA, mis en place aux termes d’un accord négocié sous l’égide de l’ONU, s’est installé en mars 2016 à Tripoli, mais son autorité est contestée par le maréchal Haftar, l’homme fort de l’est du pays, où il est appuyé par un Parlement élu et un gouvernement parallèle. 

Dans une interview au quotidien Le Monde fin juin, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait affirmé que « la Libye (était) une priorité du chef de l’État » français. 

Six ans après la révolte ayant mis fin à la dictature de Mouammar Kadhafi, la Libye reste engluée dans une interminable crise de transition, avec une économie en lambeaux. 

Tchadanthropus-tribune avec AFP

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