Auprès des services de renseignements occidentaux, l’ANS prend du galon depuis l’arrivée de Kogri Ahmed à ce poste. De l’avis de plusieurs observateurs du domaine. Les services de renseignements tchadiens fonctionnent différemment que l’ancienne période. Les services tchadiens essayent de se professionnaliser et occupent une place prépondérante dans la sous-région Afrique centrale et une partie de l’Afrique de l’Ouest, notamment à cause des coups de main tactique que certaines équipes tactiques renseignent leurs collègues du Cameroun, du Niger, de la Guinée équatoriale et collaborent très astucieusement avec le Soudan.

De sources bien renseignées, l’ANS, la DGSE et le Mossad opèrent dans une coopération très profonde, et mettent en mal les influences djihadistes au Sahel. Ce couple que beaucoup voit d’un mauvais œil collabore parfaitement entre renseignements traditionnels et chasse aux opposants les plus dangereux.

Dans une autre optique, depuis la mort d’Idriss Déby, les consultants occidentaux se présentant comme désireux de faire affaire avec les autorités de transition tentent de se rendre à N’Djamena. Un ballet qui mobilise les services de sécurité tchadiens et ceux de leurs alliés.

Selon nos informations, l’homme d’affaires Kamal Benali, présenté comme un prédateur des images avec des personnalités mondaines, était venu à N’Djamena le mois dernier, accompagné des quelques consultants français et africains (Claude Éphraïm Cohen, Jean Philipe Amvane, Abdelouahad Enbaoui, Nguyen Hong, Adama Touré, Idriss Boukari et Aboubakr Messaoud) qui opèrent dans le monde des affaires. Le but ultime est de jauger les opportunités d’affaires avec le nouveau régime de transition.

Persona non grata

D’après nos informations, l’équipe Benali a été refoulée dès que leur jet privé s’est posé à l’aéroport Hassan Djamous. Pour ne pas froisser certains partenaires, les autorités tchadiennes avancent le motif d’absence de visas. Mais en réalité la collaboration inter agence a fonctionné à plein régime. Les services de renseignements tchadiens furent informés sur ces visiteurs très intéressés.

Malgré cela, une partie de l’équipe est revenue à Paris et s’est présenté à l’ambassade du Tchad sis 65 rue des belles feuilles pour faire la demande de visa, chose que la représentation leur a refusée.

C’est beaucoup plus tard que les renseignements tchadiens avaient compris que ladite équipée avait une touche avec un homme d’affaire locale, et que c’est grâce à son jet privé immatriculé auprès des Nigérians de Luxjets. On cite dans cette affaire l’homme d’affaires nigérian TERNA Amasetimin et le burkinabé Moussa Konda.

Tous ces vautours ne sont pas les 1ers intéressés par les opportunités locales. Il y a aussi un certain Alexandre Benalla qui avait émis le désir de revenir avec le truchement d’un homme d’affaire locale. Mais le subterfuge n’a pas pris, car les renseignements tchadiens ont interrogé leurs homologues de la DGSE pour savoir si Benalla venait au nom de la République française, chose qui était démentie par les renseignements intérieurs de la France. N’Djamena a instruit ses chancelleries de refuser le visa à Benalla.

Dans cette atmosphère de Tohu-bohu, les services des autres pays continuent toujours de solliciter l’ANS, qui d’après plusieurs organisations, tente de se professionnaliser, mais, quelles que soient les volontés, il faut savoir faire avec tous ces semi-analphabètes qui continuent d’émarger au sein de cette structure.

Tchadanthropus-tribune

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