Ils étaient tous là, ou presque.

Jamais de mémoire de la diaspora en France, nos compatriotes et les amis de la défunte ne s’étaient retrouvé tel un seul corps pour rendre un dernier hommage à Souad Brahim.

Par petit groupe, petit comité, Tchadiens opposants en exil, membre du régime de N’Djamena, personnel de l’ambassade du Tchad à Paris, femmes, jeunes filles, d’autres amis de la défunte de communauté étrangère. Tous étaient là bravant ce froid hivernal.

Plusieurs personnes, jeunes moins jeunes venues pour la reconnaissance, la gentillesse, l’assistance, la présence, de la défunte à toutes les circonstances.

Souad Brahim était un exemple de vie, un exemple tout court quand il faut aider, conseiller et orienter des gens hébergés chez elle ou aider à s’installer ailleurs. Combien sont-ils ? La comptabilité de l’émotion sur place se comptait sur le visage de tous. Chacun avait son souvenir avec la défunte, à chaque visage on lisait les tringles de l’amertume.

Ce mardi 18 février 2020 a vu nos compatriotes s’unir pour dire merci, chacun à sa manière à la défunte Souad Brahim. C’est dans un silence de cathédrale que le cercueil fut porté jusqu’au Van qui devait l’emmener vers l’aéroport ou un avion doit la conduire dans son pays, celui de ses ancêtres.

Va chère sœur, la vie ici-bas n’est éternelle pour personne, nous devançant, chacun attendra son heure. On se souviendra de nous que par les actes posés.

“ À Dieu nous sommes, et c’est vers lui seul que chacun d’entre nous reviendra “

Que la terre de tes ancêtres te soit légère, et que Dieu tout puissant te comble de sa miséricorde en t’ouvrant les portes du Paradis.

Vaya Con Dios.

Assileck Mahamat

Tchadanthropus-tribune

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