Le président français a reçu son homologue tchadien le 5 juillet à l’Élysée. Transition et élections, dispositif militaire, problèmes financiers… Les deux hommes ont abordé plusieurs dossiers importants.

Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby se sont entretenus durant une heure en tête-à-tête. Ils ont évoqué la transition tchadienne, notamment la formation du Conseil national de transition (CNT) et l’organisation du dialogue national inclusif.

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Le président français en a profité pour redire son attachement aux principes affichés par l’Union africaine (UA), notamment la durée de la transition fixée à 18 mois et l’impossibilité pour les membres du Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par le fils du défunt Idriss Déby Itno, âgé de 37 ans, de se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Réorganisation de la présence française.

Emmanuel Macron et son hôte ont aussi évoqué le prochain sommet des chefs d’État du G5 Sahel, qui se tiendra le 9 juillet par visioconférence. Le président français y participera, afin de présenter la réorganisation du dispositif militaire français dans la région. Durant leur entretien, il en a présenté les grandes lignes à Mahamat Idriss Déby. Selon nos informations, le centre de gravité de ce futur dispositif sera déplacé de N’Djamena à Niamey, afin de se rapprocher de la zone des Trois frontières. Une base aérienne et des militaires resteront toutefois dans la capitale tchadienne.

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La présence française sera également réduite dans le nord du Mali, où des bases devraient fermer. Ces changements ont été plutôt bien accueillis par le président de la transition, qui a par ailleurs confirmé le maintien du bataillon tchadien de la force conjointe du G5 Sahel à Téra, au Niger.

« Provocation russe »

Toujours sur le plan sécuritaire, Mahamat Idriss Déby est revenu sur la récente incursion de militaires centrafricains en territoire tchadien. Selon lui, il s’agirait d’une « provocation russe ». Il a également alerté Macron sur la situation fragile au Soudan et montré sa préoccupation face à la menace que font peser les miliciens tchadiens et soudanais pro-Haftar présents en Libye. Enfin, les deux hommes ont abordé la situation financière préoccupante de N’Djamena, qui pourrait poser problème à court terme. D’où le déblocage d’une aide financière annoncé par ParisLire la suite dans jeune Afrique.

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