Les Tchadiens migrants et activistes sont tous libres depuis ce jeudi soir à Paris. L’effort des compatriotes épousant leurs causes a été déterminant dans les démarches entreprises, malgré la récupération de certains mythomanes connus pour leurs calomnies et mensonges. La collaboration des ONG, des Tchadiens de la diaspora et du député français Coquerel a été déterminante. Certes, comme beaucoup de nos compatriotes, personne n’a approuvé la casse et le saccage de l’ambassade. Cette bâtisse est notre bien commun. L’ambassade du Tchad à Paris a existé avant l’avènement du régime actuel, et elle le restera encore pour les générations à venir, mais au-delà de cet aspect plus que regrettable, les revendications de ces jeunes sont légitimes. Tous de nationalité tchadienne, et ayant étudié en arabe, certains se sont amusés aux discrédits pour dire qu’ils ne sont pas tchadiens. Mais ils sont bel et bien des Tchadiens comme vous et nous. Ils ont eu seulement le malheur d’être nés sous le régime MPS. Il n’y a de délinquant que celui qui spolie le peuple et qui le ligote à la vindicte populaire. Il n’y a de délinquant que celui à qui on confie les biens publics et qui les détournent, il n’y a de délinquant que l’hypocrite qui se cache, le soir demandant les services de ces mêmes activistes, et le jour se met à les insulter. Ne faudrait pas nous pousser à livrer des noms.

La lutte, de plus en exil, pour ceux qui n’en savent rien, est difficile. Les jeunes qui n’ont pas eu la chance au pays d’être proche du clan, et qui sont partis par la mer pour se chercher un avenir loin de la dictature ne doivent pas être blâmés, il faudrait être à leurs places pour comprendre le quotidien de chaque jour, quand le moindre papier ne leur a été accordé.

Personne n’acceptera qu’une ambassade soit saccagée, qu’un membre de mission diplomatique soit agressé. C’est qui est arrivé est une malheureuse circonstance. Mais, prenons un recul et réfléchissons un tant soit peu.

Que valent leurs écarts et 29 ans de destruction nationale ?

Que valent ces écarts et l’injustice dans tous les plans qui perdurent au Tchad ?

A nous de faire la part des choses. Leurs places ne sont pas en prison. La lutte est multiforme, et à chacun ses méthodes pour qu’il soit entendu. Ils sont libres et c’est qui est essentiel.

Tchadanthropus-tribune

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  • Il ne faut pas arreté les tchadienne en france……

    Commentaire par Ali Mahamat Hallou le 29 mars 2019 à 14 h 06 min