En pleine cession de ses activités de transport en Afrique à l’italo-suisse MSC, le mastodonte français Bolloré va poursuivre l’affrètement des bases tricolores en Afrique centrale, du Gabon au Tchad en passant par la Centrafrique.

Après avoir été reconduit sur le marché de soutien aux Opex (opérations extérieures) françaises en Afrique de l’Ouest (AI du 07/04/22), le géant de la logistique Bolloré a signé un doublé mi-avril. Il va en effet poursuivre l’affrètement des bases militaires françaises situées en Afrique centrale, au sein de la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (Cemac), dans le cadre d’un contrat d’une valeur de 34 millions d’euros. Lancé en 2021 par la division transport du ministère des armées (AI du 08/04/21), le marché avait un temps intéressé le groupe français Daher. Celui-ci avait assuré le ravitaillement des bases jusqu’en 2013, avant que Bolloré ne s’impose dans la région. Mais c’est finalement en l’absence de toute offre concurrente que Bolloré a été reconduit.

La société est chargée d’acheminer par voie terrestre le fret en provenance des ports de Douala et Kribi au Cameroun et depuis Libreville au Gabon. Objectif, ravitailler les Éléments français au Gabon (EFG), dont les effectifs s’élèvent à 350 hommes, ainsi que la base de N’Djamena au Tchad, qui abrite un important point d’ancrage tricolore dans l’est du Sahel. La base aérienne 172 Fort-Lamy sert notamment de poste de commandement dans le cadre de l’opération Barkhane. Enfin, l’aéroport de Bangui en Centrafrique, qui accueille un modeste contingent français de 130 hommes – une mission logistique, ou Mislog -, bénéficie également de cet affrètement.

Tchadanthropus-tribune

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