Tout avait commencé le 27 septembre 2016, un malheureux incident qui a eu lieu aux abords d’une route, entre le village de Bisney et la localité de Ngoura, parmi les terrains dégagés des villages et des champs, mais, c’est par là que passent certains transhumants.

Selon les originaires de la région, c’est un endroit est idéal pour les nombreux coupeurs de route qui commettent leurs forfaits. Ce jour-là le général Asseif Mahamat Assouni se rendait à Ati au Batha pour un cas de décès dans la famille. Les circonstances l’ont amené à se retrouver face à un groupe de personnes bloquant la circulation sur une route secondaire assez étroite. Dans les deux sens, la circulation était impossible. Le groupe bloque injustement la route et personne ne peut aller et venir dans les deux sens. C’est ainsi qu’éclata la dispute qui finit par des conclusions malheureuses. Les insultes fusèrent et une personne du groupe tenta d’abattre le général Asseif. Selon un des témoins de la dispute, le fils du général qui était armé dégaina rapidement et abat celui qui tenta d’abattre son père. L’information amplifiée de l’époque énonçait l’intervention d’un groupement de la gendarmerie pour que l’affaire n’éclate en conflit inter communautaire. Depuis lors, le fils et le père croupissent en prison sans aucune forme de jugement. 15 mois plus tard, le général Asseif n’a ni avocat pour sa défense et personne ne s’exprime sur le sujet. Ceux qui avaient voulu faire l’intermédiaire entre les deux parties pour trouver une solution pacifique se trouvent refroidis. L’affaire reste bloquée comme si une main invisible tente de faire subir l’injustice. Notons que dans cette affaire, aucune association au Tchad ne s’est prononcée, ni CTDDH, ou Amnesty International ou la croix rouge locale. Le général Asseif paye un crime qu’il n’a pas commis, et subit la double incarcération. Ahamat Bachir, le ministre de la sécurité publique interrogé en off, affirme que si le général Asseif est à la prison d’Amsinéné, c’est pour assurer sa sécurité et le prémunir de la vendetta qu’auraient faite les parents du défunt abattu. Quoi qu’il en soit, une procédure de justice devrait être mise en place pour éclairer l’opinion sur la réalité des faits. Ils sont des milliers, des Tchadiens emprisonnés dans les geôles de la dictature, assez souvent sans forme de procès, oubliés dans les méandres de cette culture méchante de l’asservissement.

Tchadanthropus-tribune

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