Comme je l’ai dit tantôt, l’année 2018, d’après le discours de Mr Deby,  semble particulièrement prometteuse d’un lot des mauvaises nouvelles aux Tchadiens. Premier couac : abattement des salaires des fonctionnaires. Toutefois, restons optimistes. Car Deby envisage pour sa part à embrasser une nouvelle dynamique. Celle de révolutionner au préalable le pays. Ce qui revient à dire qu’il va désormais changer le char par la charrette.

” Avec la révolution, on entrevoit le mal, mais aussi le remède dans l’esprit de la cour ” écrivait un auteur français. Mais, avec les Deby c’est le mal qui a droit de citer, certainement.

 

Expropriation des terres des sudistes

Par contre, remuer la terre  à l’heure où nous sommes n’est plus chose facile dans la mesure où l’argent se trouve particulièrement entre les mains des Zaghawa lesquels ne sont plus disposés à quitter l’immobilier pour l’agriculture .Tout comme, les sudistes qui pensent, comme toujours, céder leurs terres aux Zaghawa est une nouvelle forme d’expropriation. Pis encore, Deby lui-même serait aussi le plus grand obstacle de sa révolution  puisque lui se reconnaît, en chaque occasion, en soldat et non en paysan. Et cela n’est pas du tout fortuit, car, par nature, le soldat est uniquement mû par son intérêt, prêt à tout. Détruire. Et vous savez, la guerre, comme toujours, joue en faveur de sa dictature, car elle appelle à l’unicité des Zaghawa. D’où aujourd’hui, ils tirent facilement leur profit au nom de cette renommée “guerrière “.

 

Un homme incertain

En évidence, Deby est un homme incertain voulant faire le bien, mais ne sachant comment le faire,  écartelé entre ses parents voleurs,  des partisans rivaux, et des ministres impuissants. C’est pourquoi, son esprit est gagné cependant par la prochaine la guerre que veulent lui livrer ses parents Gourane et non pas la famine qui guette en conséquence ses concitoyens. L’invite à la terre lancée aux opérateurs est une consommation médiatique quand on sait déjà que  ces opérateurs ont tous quitté depuis le Tchad pour investir leur argent ailleurs et que le trésor public leur doit ce qu’ils ont déjà investi dans le BTP.

 

Prioriser la guerre

Pas plus qu’hier, son ministron de Sabre Fadoul vociférait devant l’AN que le budget 2018 est déficitaire et qu’il s’y a une priorité, c’est bien donc l’armée et non les dettes intérieures. Donc, cela démontre à suffisance que leur volonté inouïe est par ailleurs de se préparer tant bien que mal, dans les semaines, à attaquer les rebelles tchadiens stationnés en Libye et non de payer ces opérateurs.

En revanche, admettons qu’en dépit du poids de son fusil, Deby veut néanmoins porter sur l’autre épaule, la houe. Devenir donc un cultivateur. Pardon ! Un dictateur éclairé. Alors, a-t-il vraiment les moyens de ses ambitions ? Nous pouvons sans risquer de nous tromper, nous disons avec certitude s’il a la volonté, les moyens sont déjà disponibles et à moindre coût.

 

Décréter une Zone verte.

Il suffit tout simplement de bannir l’idée de la bureaucratisation de l’agriculture et de l’infrastructure. Puisque les bureaux sont faits pour les énarques et non aux ingénieurs. Toutefois, les deux ministères seraient délocalisés dans la région de la Tandjilé et, où par la suite, il doit décréter cette zone verte et l’année 2018, une année rizicole. Ensuite, il sera précédé de la construction d’une grande prison où tous les prisonniers du Tchad seront logés là bas et à l’opposé de laquelle  construire un quartier pour en abriter tous les agronomes et les ingénieurs civils que comptent ces deux ministères.
Dissoudre les institutions budgétivores.

Une fois terminé, alors c’est en ce moment-là que Deby doit maintenant commencer par parler d’une révolution verte. À cet effet, il doit dissoudre automatiquement l’ONASA, le PNSA, l’ITRAD, l’ANDR, le FER… et en acheter avec leurs milliards qu’elles dilapident dans le vide une Usine pour traitement du Riz. Juste, on doit donner individuellement à chaque ingénieur une parcelle de 20 ha et mettre à sa disposition 20 prisonniers avec un objectif de produire seulement 500 sacs de riz. Et voilà donc la révolution.

 

Sinon, c’est du chien qui aboie, Mr le président.

En sus, si vous voulez réformer, commencer par donnée à Sabre ce qui est à Sabre. Les ingénieurs, les médecins, les enseignants sont faits pour le terrain. Produire. Tandis que les bureaux sont pour les Énarques. Diriger ce n’est pas pour rien qu’on a créé ces écoles.

À. À.

Activiste  indépendant. 

Correspondance particulière

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