Le trader Glencore solde ses actifs en production au sud du Tchad et a laissé le soin à deux banques conseils de lui trouver des acquéreurs.

Natixis et Morgan Stanley sont les deux interlocuteurs que Glencore vient de sélectionner pour vendre sa filiale exploration-production au Tchad, Caracal Energy ( AEI nº844). Cette dernière produit aujourd’hui à peine 5 000 b/j via les gisements de Mangara et Mandila, alors que l’objectif était d’atteindre près de 50 000 b/j lors de leurs lancements respectifs. Ces champs situés dans le bassin de Doba sont reliés à l’oléoduc d’ExxonMobil qui débouche sur le port camerounais de Kribi, où le brut est alors exporté. A priori, Glencore continuera à exercer le rôle de partenaire privilégiée de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) pour la commercialisation du brut revenant à l’Etat dans les contrats.

Glencore a depuis quelques années lancé une campagne massive de repli dans l’exploration/production sur le continent africain. En dehors de la Guinée équatoriale dans laquelle il détient encore des participations minoritaires sur les blocs O et I, opérés par les Américains de Noble Energy, et les gisements tchadiens en vente depuis quelques semaines, il n’a plus aucun actif. Il s’est précédemment retiré du Cameroun et du Maroc.

Tchadanthropus-tribune avec la lettre du Continent

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