24 h après avoir déposé sa démission, le désormais ex-directeur de cabinet à la présidence de la transition a décliné les. Raisons de son départ, par une plume de haute couture. Une lettre explicative assez claire qui plaît l’audimat très avertit dans le milieu de ceux qui suivent et observent la politique au Tchad.

La politique au Tchad est source d’influences et de lobbys, et il est facile quand une meute se met ensemble pour démolir une entité ou un ensemble qui lui fait ombrage. Hélas, Dr Sabre l’a appris à ses dépens, lui qui aime la rigueur et le travail aboutit, son ego surdimensionné pour certains, figé pour d’autres n’a pas tenu, et l’évidence a fait le reste.

À entendre certaines sources, cette démission n’est pas anodine, elle serait en relation directe avec d’autres éléments à venir concernant les fonds Covid qu’il a pu gérer quand il était au ministère de la Santé.

Outre ce dossier, Dr Sabre n’aurait pas apprécié l’éviction de son ex-secrétaire d’État à la santé, et dont la décision de l’éjecter lui est passée entre les aisselles. Ce dossier a été géré entre le PCMT, le secrétaire particulier et le ministère SGG, avec l’assentiment du 1er ministre. À tort ou à raison, Dr Sabre, directeur de cabinet civil doit être informé, selon lui.

Mais au-delà de toute théorie exigeante, l’audit demandé par le FMI sur le fond Covid jette une réflexion sur le déroulé de cette affaire.

Selon nos sources, le FMI ne demande pas seulement l’audit de la gestion Covid, mais insiste sur sa publication. Est-ce que c’est ce manque de confiance ajouté aux autres faits dilatoires, qui ont fait que la goutte d’eau a débordé le vase?

Dr Sabre sentait-il que ses détracteurs voulaient profiter de cette affaire de Covid pour lui faire un discrédit, et il a décidé de prendre les devants?

Toutefois, aujourd’hui, les faits sont là.

Mrs Adoum Younous-mi et Abakar Adoum Haggar venu en sage conseil pour régler cette crise n’ont pu joindre Dr Sabre à temps, puisqu’il avait éteint ses téléphones, et restait injoignable.

Constatant la démission de Dr Sabre, le PCMT est vite allé en besogne. En bon militaire (donc pas politique), il a fait nommer son petit frère au pied levé, ce qui dans l’absolu fait ressortir un aspect clientéliste, même si le directeur de cabinet adjoint est bien placé pour ravir ce poste. Un président de la transition Mahamat Idriss Deby Itno, et un directeur de cabinet civil, Abdelkerim Idriss Deby Itno sonne aux oreilles républicaines comme une installation d’une monarchie qui ne dit pas son nom.

L’idéal serait d’attendre un peu de voir et analyser la situation. 24 h ou 48 h pourrait largement suffire à prendre la bonne décision. Le PCMT dirige une situation plus que critique et ne doit pas se laisser avoir par qui que ce soit, pour l’intérêt suprême de la nation. Car, par ces moments de tensions diverses, partagés entre ceux qui ne veulent pas que Mahamat Idriss Deby dirige le pays, ceux qui font ombrage à la paix et au dialogue, les frustrations peuvent être une entrave à la bonne conduite de l’état.

Gageons de garder la tête sur les épaules, pour aider le dialogue et la paix à prendre place, sans pour autant perdre du temps en créant des adversités gratuites.

Tchadanthropus-tribune

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