De sources dignes de foi, Pahimi ferait presque un chantage pour ne pas démissionner. Tous les observateurs à N’Djamena ont compris que derrière les moult consultations entre Idriss Déby et Pahimi Albert Padacké se cachent des décisions importantes. À plusieurs reprises, le 1er ministre a été poussé à la démission, mais il tient la barre grâce à ses pactes de marchés passés avec un des neveux d’Idriss Déby et la 1ère dame Hinda Déby Itno. À tous les observateurs qui l’ont approché, Pahimi fait savoir qu’il ne portera jamais seul la responsabilité de la gestion calamiteuse du pays, et que sa hiérarchie doit admettre sa part de responsabilité. Il toise par les mots directement son mentor Idriss Déby. Depuis fort longtemps, Pahimi s’est mis à dos le MPS, ses militants et ses hommes d’affaires. Il a pu en 2 ans d’exercice de placer ses hommes au sein de l’administration tchadienne. Les militants de son parti et ses cadres occupent des postes pouvant lucrativement aider son parti. (SODELAC – Projet Éducation – SONACIM – BNF – Douanes – etc.), ou sont placés ses hommes. Tout cela obéit à un agenda, s’enrichir et donner une dimension politique nationale à son parti. Dans l’objectif de conduire les élections législatives et donner un poids politique à son parti à l’Assemblée nationale, notre jadis vendeur de lézard à tête rouge multiplie de manigance. D’abord dit-il “ ce n’est pas moi qui décide, toutes les décisions me sont communiquées par le président de la République, mes instructions viennent de là-bas, je ne peux accepter d’être sali et jeté comme ça. Le président me demande de rétablir la confiance avec les partenaires alors que c’est l’exécutif lui-même qui nous tire le tapis sous les pieds “. En vérité, Pahimi joue la montre depuis qu’il a senti qu’Idriss Déby veut le changer. Il a peur d’être poursuivi pour des gestions calamiteuses sur des faits avérés – exemple : le contrat signé par Lomey avec des partenaires fictifs qui ont levé des fonds au nom du Tchad à hauteur de 150 millions d’euros pour une cimenterie fictive ou le fameux contrat de sponsor avec une équipe occidentale qui a été signé par ce même Lomey qui était ministre des Mines. Aux dernières nouvelles, selon notre correspondant à l’Assemblée nationale, les députés de la majorité envisagent une motion de censure. Mais pour éviter l’humiliation à l’allié d’hier, la majorité aurait mandaté les députés coq blancs à convaincre Pahimi Padacké de remettre sa démission. Ce dernier aurait dit : “ Deby pense me faire ce qu’il a l’habitude de faire aux autres PM, avec moi il se trompe, j’attends la motion de censure “. Selon la même source, à la vue de l’obstination du 1er ministre, Haroun Kabadi, le président cleptomane de l’Assemblée nationale s’est déplacé en personne ce jeudi 8 juin 2017 vers 16h 40 min pour le convaincre, la conciliation aurait duré une demie heure. Avant Kabadi, le SGPA Ali Taher serait venu le voir dans la matinée, hélas. Pahimi devrait s’inspirer de ses prédécesseurs, quand tu n’as plus la confiance de ton exécutif, il faut savoir rendre le tablier dans l’élégance. Nul ne nait 1er ministre, on le devient et on s’en va… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

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