Il y a 10 ans, lors de l’attaque de l’opposition armée en 2008, Jeune Afrique titrait “ Idriss Déby le cancer tchadien “. Un titre qui lui colle à la peau 10 ans après avoir fait le constat des lacunes observées au sein de l’état. De 2008 à 2018, tout s’est empiré de la manière la plus épouvantable. Tout tchadien qui observe et qui aime son pays, se rend compte de l’incapacité notoire d’un homme se prévalant président par la force des choses, et dont les carences en termes de gouvernance s’en trouvent avérée.

 

Politiquement, économiquement et socialement, Idriss Déby Itno est complètement à côté de la plaque. Aucun tchadien patriote ne retiendra son nom pour la postérité. Aucun homme digne de l’amour porté au Tchad ne pourra le citer en exemple pour son pays, sauf bien évidemment ceux qui se sont glanés les pointes à Picsou sous son ombre, pour se faire un nom et une image. Ceux qui ont grugé le peuple pour voler, et ceux qui ont marché sur leur dignité pour exister, ne pourront que chanter sa gloire, bien que sachant clairement qu’une frange de ces voyous et de ces voyelles qui attend comme toujours avec sa pique à glaces.

 

Le cancer tchadien, un titre ô combien évocatoire des dilemmes du peuple, de ceux qui malgré l’adversité travaillent pour leurs pays.

 

Depuis 28 ans, autant d’opportunité lui a été donnée pour s’absoudre du négatif. Mais Idriss Déby Itno a bien prouvé que le pouvoir lui a été donné par hasard, grâce à un vent qui devrait tourner, et que Hissein Habré ne voulait brader son pays au plus offrant.

 

Le Tchad aujourd’hui, en dehors de l’aspect gendarme de l’occident sur lequel surfe Idriss Déby, est devenu la berge des incapables, des analphabètes, des moins méritants laissant sur les carreaux un ensemble de cadres.

 

Notre pays est gouverné par des parvenus au nom du clientélisme d’état, de tribus et des ethnies qui ne finissent pas de s’illustrer dans une réelle république.

 

Quoi qu’on en dise, tout ce que nos anciens ont construit à la souffrance de la sueur est en train de s’effriter sous le poids de la division. Une division savamment entretenue et voulue pour mieux abrutir notre peuple. Jamais notre pays ne s’est trouvé en temps de “ Paix “ presque au bout du gouffre, et même si tout le monde le dit sous cape, presque ouvertement tous mes Tchadiens affirment que ce pays ira à la dérive.

Le titre “ Idriss Déby le cancer tchadien “ est bien trouvé, car ceux qui le lui ont attribué ce qualificatif le savent du fond de leur âme que l’homme imposé au tchadien n’est là que pour brader leur pays.

 

Une chose est sûre, le peuple tchadien aujourd’hui est plus conscient de ce qui l’attend malgré les divisions et l’anarchie. Ce peuple saura triompher de cet épisode dans très bientôt.

 

Tchadanthropus-tribune

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