Limogeage après limogeage, pourquoi assez souvent on remercie des hommes identifiés compétents et renvoyés comme des malpropres ? Mis fin à ses fonctions, révoqués, appelés à d’autres fonctions. Les lexiques sont épars et distendus. Les malheureux prétendants vont à la casse et reviennent par une autre porte assez souvent pour reproche de malversations et détournements de deniers publics. Je vole, tu voles, il vole l’argent du peuple, on te surprend et on te renvoie sans ménagement, mais où est cet argent volé qui ne revient jamais dans les caisses de l’État ? Pire, la justice initiée à deux vitesses ne voit dans sa mire que les menus fretins, jamais un membre du sérail ou un proche de la dictature. Le poisson est pourri par la tête, car les cadres l’ont compris, “ Tu es voleur, s’agissant du 1er de l’exécutif, tes parents volent sans y être inquiétés, alors pourquoi pas nous ? “. Hier, l’index était porté sur plusieurs cadres, récemment Hamid Dahalob et David Houdeingar, aujourd’hui Abderahim Younous saute du ministère de l’élevage pour non-exécution du projet de Djarmaya. Depuis belle lurette, l’autorité de l’État se trouve étouffée par un exécutif qui frissonne à la moindre prise de décision. Tel un directeur des ressources humaines, Idriss Déby gère les hommes de son régime, loin de la gestion de l’État. Voilà qui est dit – Un DRH ne peut prétendre faire la même chose à la tête de l’État. Deux optiques scientifiquement très différentes… À suivre.

 

Tchadanthropus-tribune

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