En février 2018, notre président a accueilli un investisseur égyptien en lui miroitant de belles opportunités pour le pousser à investir au Tchad. Avant lui, des investisseurs turcs ont voulu investir pour nous construire un abattoir à Djaramaya. L’histoire se répète encore et encore avec d’autres comme eux. Ces investisseurs sont venus et ont eu d’agréables rencontres avec notre chef d’État. Une fois repartis, ces investisseurs ont mené des enquêtes, interrogé ceux qui les ont précédés, et lu le retour d’expériences de ces derniers. Il en ressort qu’au final ces investissements sont vains et nous, en tant que peuple, sommes condamnés à la pauvreté à cause des mauvaises décisions de notre gouvernement. Soyons honnêtes, nous avons un pays béni de choses qui suscitent l’envie de beaucoup, sans citer le pétrole. Nous avons d’immenses terres fertiles, de l’eau en abondance, un grand taux d’ensoleillement, une riche biodiversité, d’uniques parcs naturels, et par-dessus tout un peuple talentueux.

Comparons-nous au Rwanda. Ce pays n’est qu’une fraction de notre superficie. Tout comme nous, il est enclavé, n’a pas de pétrole, et malgré cela il dispose d’une économie dynamique et d’un climat d’affaires des plus fiable et attractif pour les investisseurs étrangers. Certains dirons que nous ne devrions pas être aussi durs avec notre chef d’État, parce qu’avant tout c’est un militaire et non un économiste, et que sa priorité est de nous apporter la sécurité.

Est-ce un argument valable ? Sommes-nous condamnés à la pauvreté parce que nous devrions accepter le fait d’être dirigés par un chef d’État qui fait peu cas du bien-être du peuple et de la santé économique du pays.

Ceci nous rappelle ce qui est arrivé au Hilton N’Djamena. Ceci devrait servir de leçon à notre investisseur égyptien en visite et tous les autres comme lui. L’investisseur qui avait construit ce bel hôtel a plié bagages à cause de fausses promesses. Quelles leçons doit en tirer notre investisseur étranger ? Que devons-nous, en tant que nation, tirer comme enseignements ?

A présent, penchons-nous sur l’étrange situation dans laquelle le gouvernement a mis les banques. Elles ne sont pas opérateur hôtelier, et pourtant elles ont fait la fausse promesse au chef d’État qu’elles relanceraient l’exploitation du Hilton N’Djamena dans les meilleurs délais. Deux mois se sont écoulés et le seul événement est la détérioration quotidienne de la propriété. La vraie question est d’abord de savoir pourquoi le Hilton n’était-il pas suffisamment rentable pour rembourser les banques ?

La réponse à cela nous ramène a admettre le fait que le chef d’État n’est pas un économiste.  Il est très influençable : si on lui conseille que le gouvernement doit dépenser 100 milliards de F CFA dans un grand hôtel pour y accueillir le sommet de l’UA, il dira que « c’est très bien, il faut le faire ». De même, s’il a un grand architecte qui lui conseille d’emprunter de l’argent aux chinois pour construire un autre grand hôtel (Toumaï Palace), il dira « Waou ! Faisons-le » !

Quelqu’un a-t-il prévenu le chef de l’État qu’il aura entre les mains deux hôtels qui tourneront à perte (en milliards de F CFA) ?

A-t-il été informé que cette entorse aux règles du marché nuira aux investisseurs qui lui ont fait confiance ?

Lui a-t-on dit que la fermeture du Hilton a privé 300 employés tchadiens et leurs familles de leur source de revenus ?

A-t-il conscience que l’État sera privé de millions de F CFA de TVA et d’autres redevances ?

A-t-il compris le fait que nous n’avons pas besoin d’un autre grand hôtel (Toumaï Palace), mais plutôt de créer une économie touristique ?

Lui a-t-on conseillé que la meilleure voie serait de ne pas répéter ses erreurs, mais de les reconnaitre et d’en tirer les enseignements ?

C’est pour cela que nous devons nous demander : Quand est-ce qu’on va apprendre ?

Correspondance

Tchadanthropus-tribune

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  • ORGANIGRAMME DES MISSIONS DIPLOMATIQUES ET CONSULAIRES DU TCHAD A L’ETRANGER

    Le Ministre MAHAMAT ZENE CHERIF, qui sciemment fait des mauvaises appréciations à Son Excellence Monsieur Président de la République et pose des actes qui effacent les actes salutaires posés par son prédécesseur MOUSSA FAKI MAHAMAT au Département des Affaires Etrangères.
    Les preuves irréfutables sont là : par Décret n° 570/PR/PM/MAEIA/2012 du 23/04/2012, dans son Annexe, il a eu :
    1°/ extension des juridictions de l’Ambassade du Tchad en Egypte sur le Liban, la Jordanie, la Turquie, la Syrie et l’Irak ajout des pays ;
    2°/ création de l’Ambassade du Tchad au Sénégal avec juridiction sur la Gambie, Guinée Bissau et Cabo Verde ;
    3°/extension des juridictions de l’Ambassade de la Confédération Helvétique sur les Institutions Spécialisées des Nations Unies, Offices des Nations Unies, OMC et autres ;
    4°/ organigramme desdites Ambassades.
    En nous référant au Décret n°0088/PR/MAEIACID/2020 du 19 février 2020, nous avons constaté que ;
     Certes la Turquie, plaque tournante entre l’Europe, l ’Asie et le Moyen Orient a une Ambassade est salutaire ;

     L’érection de deux (02) Consulats Généraux en Corée du Sud et au Cuba sont des aberrations car ces pays ont des potentialités incommensurables que le Tchad en ouvrant deux (02) Ambassades pourra en profiter ;

     Le maintien de trois (03) Consulats Généraux en Libye est inadmissible avec la situation sécuritaire qui prévaut dans ce pays frère ;

     L’érection d’un Consulat Général à Dakar qui est sous la juridiction de l’Ambassade du Tchad au Mali. Dakar, était la capitale l’Afrique Occidentale Française qui selon nos informations compte actuellement 80 Ambassades accréditées et la plupart de ces Ambassades leurs juridictions s’étendent sur le Mali et non le contraire.
    Certes, les pays membres du G-5 Sahel ont recommandé les installations des Ambassades mutuellement mais les cas les plus patents sont ceux du Burkina Faso et du Niger ont ouvert des Consulats Généraux à Bamako et des Ambassades à Dakar.
     L’extension de la juridiction de l’Ambassade en Côte d’Ivoire sur la Guinée Conakry, le Ghana, Le Sierra Léone et le Libéria est normal mais l’Ambassadeur, notre beau-père national est loin d’être un bon représentant de son beau-fils dans le pays des éléphants. L’Ambassade est nichée dans un quartier pas digne à l’intérieur on dirait une porcherie ou un cimetière, tout est triste, sale.

    Le Bureau de l’Ambassadeur du Tchad en Côte d’Ivoire c’est pas ça, ceux qui ont l’occasion d’y entrer peuvent dire dans leur for intérieur que le beau-père national est à côté de la planque, c’est qui est honorable qu’il est un des rares Ambassadeurs du Tchad à rouler en Toyota V8.
    Nous n’avons rien contre sa personne mais c’est l’image du Tchad qui prend un sérieux coup. Compte tenu de son âge il est souhaitable qu’il soit nommé PCA dans une structure de la place c’est mieux que d’être humilié à l’extérieur comme ce fut le cas au Soudan, le Président de pays a demandé son départ car le beau-père national est insupportable de par ses comportements diamétralement opposés à celui d’un bon Ambassadeur.
    Correspondance de Niamey

    Commentaire par abou hawa le 26 février 2020 à 12 h 45 min