Dans une interview exclusive accordée à Le NDjam Post, le porte-parole du Gouvernement, Aziz Mahamat Saleh s’est montré optimiste quant à la capacité du Tchad à gérer la Tchad Petroleum Company, cette nouvelle société chargée de gérer les actifs d’Esso nationalisés.

Le 23 mars 2023, à travers le décret numéro 0465 signé par le président de la transition, le gouvernement tchadien avait annoncé la nationalisation de tous « les actifs et tous les droits de toute nature » d’Esso Tchad. Cette nationalisation est actée quelques jours plus tard. Ensuite, le Tchad crée la société anonyme Tchad Petroleum Company (TPC), par une loi.

 

Le ministre Aziz Mahamat Saleh est d’abord revenu sur les raisons qui ont poussé le Tchad à rompre avec Esso. Il souligne qu’il est « hors de question d’accepter un mariage forcé » avec le remplaçant d’Esso, Savannah. Le porte-parole du Gouvernement déplore le fait qu’Esso n’ait pas respecté « les règles de l’art » en matière de cession. Il estime que le départ de cette société aurait dû être négocié et organisé. Le ministre rappelle que Savannah n’est pas en capacité de gérer les actifs d’Esso.

 

Plus loin, le ministre Aziz Mahamat Saleh dit être confiant quant à la capacité du Tchad à gérer cette société pétrolière. Pour lui, ça « se fait déjà en réalité. Esso est parti il y a des mois mais le pétrole continue de couler tous les jours » . Toutefois, le porte-parole ajoute qu’il ne s’agit pas d’une victoire d’un camp sur un autre. « Il s’agit des engagements sur la mise en œuvre de la souveraineté du Tchad sur son pétrole ».

 

A cet effet, la nouvelle société est actée et l’on connaît déjà les principales têtes dirigeantes. Parmi celles-ci, Alladoum Nandongongar en est le premier directeur général.

 

Le Tchadanthropus-tribune

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