Le chef de parti et député Médard, Youssouf Saleh Abbas, ont été proposés à remplacer le 1er ministre actuel Pahimi PADACKÉ. Les raisons avancées sont multiples, mais rien de concret qui pourrait précipiter ce changement en dehors de la mésentente constatée sur la composition du prochain gouvernement qui ressort ça et là de certaines bouches mitraillettes…

Gouvernement en gestation

Le remaniement ou réaménagement du gouvernement de transition est imminent. Il sera annoncé avant ou après la mise en place du CNT. Ce qui bloque d’ailleurs en partie le déplacement/mission du 1er ministre Pahimi Padacké vers Bruxelles. Une mission pour amorcer des contacts et faire une levée des fonds. (Le Tchad n’a pas d’argent il paraît, il suffit de regarder les attributions de marchés publics, dont les sommes ont été avancées aux entrepreneurs du sérail)…

Tout le monde aura remarqué le changement de la tête du cabinet civil présidentiel, Aziz Mahamat Saleh, remplacé ou remercié, sera vraisemblablement promu au gouvernement.

L’ossature de la présidence de transition voit débarquer de nouvelles têtes, dont un certain Moussa Kadam. Le PCMT et son équipe sont très fort pour harmoniser le jeu de la chaise musicale. Moussa Kadam oublié dans la liste des membres du CNT pour le compte de l’ancienne Assemblée nationale et de sa région du Guéra, et surtout le rôle prépondérant joué au congrès du MPS pour l’éviction de ZEN BADA se voit confier le secrétariat général de la présidence pour le calmer.

Mais ce truchement à peine voilé ne touche pas son but. Si la nomination de Moussa Kadam excite certains profito situationnistes jusqu’à gigoter sur Facebook et montre leur communautarisme besogneux, tous les Tchadiens savent que Moussa Kadam demeure un cadre qui ne souffre d’aucun doute sur sa capacité intellectuelle au travail. Mais, tous dans leurs subconscients n’oublient pas un certain Mahamat Zen Bada. Son absence fait le bonheur de certains. Les maçons au pied du mur ne sont pas nombreux. Comprenne qui pourra…

D’après nos informations, ce gouvernement verra partir plusieurs teneurs de portefeuilles de moindre importance au gouvernement actuel. Et il y aura quelques entrants dont les cooptations se négocient jusqu’à la dernière minute. L’armada mise en place pour faire dire que le ministre du dialogue et à la réconciliation Acheikh Ibn Oumar sera remercié n’aboutira pas. Parce que depuis qu’il est nommé (même s’il y a des nombreux déçus) sa mission n’est pas finie, donc il est trop tôt de parler de départ, sauf si par essence ceux qui l’ont mis en place prennent à la légère la mission qu’on lui a attribuée.

Pourquoi la 1ère annonce du Réaménagement du gouvernement a été annulée?

Tout le monde l’aurait compris, l’information publiée par Tchadanthropus-tribune sur l’annulation de l’annonce du gouvernement, dont Hamid Koua (le même Hamid Koua est aujourd’hui dans la tourmente à cause de son implication avec Kabadi en concoctant les membres du CNT) était venu annoncer la composition à la télévision puis un coup de fil téléphonique l’a fait renoncer, ne souffre d’aucun doute.

Une des raisons principales est le refus définitif du directeur de cabinet adjoint Abdelkerim Idriss Déby de ne pas vouloir intégrer le gouvernement. (Qui vous a dit que je veux aller au gouvernement?) rétorque-t-il ? « Je suis bien à ma place, et personne d’entre vous présent ne m’a amené à ce poste. Si vous me cherchez des noises, je saurais vous causer du tort. »

D’après nos informations, cette proposition qui lui a été faite l’aurait mise en colère. Il serait allé trouver le président de la transition Mahamat Idriss Déby pour lui reprocher cette décision en des termes non équivoque. Il n’y a qu’au Tchad qu’on voit cela, un haut fonctionnaire qui se voit assis au même seuil qu’un président de la République, fût-il de transition.

L’ambition de Abdelkerim Idriss Déby

L’ambition est humaine. Mais généralement les moyens définis pour y parvenir portent à équivoque. Kerimo Idriss Déby porte l’ambition de s’installer à l’exécutif de ce pays un jour, mais la démarche est-elle la bonne ? D’après nos sources, à plusieurs reprises il s’installe sur un piédestal à toiser le chef du CMT, à vouloir imposer des directifs dans le système de gouvernance et il affirme à quiconque être le meilleur profil qui puisse s’identifier.

Il faut le dire, dans la fratrie Idriss Déby ils sont nombreux à vouloir damer le pion au président de la transition actuel, ce qu’ils ne comprennent pas ce qu’il n’y a pas mieux comme consensus actuel que Mahamat Idriss Déby pour eux tous, y compris dans la communauté dont ils pensent s’identifier.

Les Tchadiens ne sont pas prêts toutes communautés confondues de se soumettre encore à une espèce de monarchisation de la vie politique du Tchad, et cela va de soi, car Idriss Déby père n’a point laissé de bons souvenirs, et tracé une voie possible à renfermer l’état de droits et de confiance que doivent avoir les Tchadiens pour le développement de ce pays et sa bonne gouvernance.

Haroun Kabadi, un cleptomane imposé pour absoudre les affaires.

Qui dit mieux dans le giron MPS ? Où même certains caciques refusent de reconduire Haroun Kabadi à la tête du Conseil national de Transition. (Chat échaudé à peur de l’eau froide dit le dicton)

Le CMT va imposer Haroun Kabadi pour des raisons qui l’arrangent. Kabadi a été celui qui a refusé de conduire la transition pour une simulation d’incompétence liée à la maladie, et c’est ce qui a permis la naissance du Conseil militaire (CMT). Et, c’est encore lui le malade qui a accepté de poignarder Zen Bada, acceptant le coup d’État au sein du parti de l’oriflamme.

Qui mieux que ce vieillard kleptomane pour faire les sales besognes au profit du CMT?

De toutes les manières, l’aspiration des Tchadiens ne compte pas. Haroun Kabadi sera contre toute attente le nouveau président du CNT (conseil national de transition). D’après nos informations, il sera secondé par une femme, et la liste des postes presque définie se conclura lors de la convocation du CNT le mardi 05 octobre 2021. Une mise en scène rondement huilée et qu’il vente ou qu’il pleuve, les Tchadiens, ceux du peuple n’auront que leurs yeux pour pleurer.

La cocotte-minute…

Est-ce un bon départ pour mettre en confiance le peuple tchadien ? Certainement non, tout cela va démontrer que des calculs importants sont préparés, et qui risqueraient de mettre ce pays dans l’alerte permanente d’un chaos.

Tchadanthropus-tribune

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