Beaucoup pensait qu’aussitôt au retour d’Idriss Déby de sa bourgade que vous connaissez tous, qu’il allait de facto changer son gouvernement. D’après nos sources, si les consultations ont été diverses variées à Amdjaress, plusieurs décisions devraient voir le jour, notamment au sein de l’armée où des nominations expresses allaient se faire, suivant les zones d’hostilités et le nord du pays. Le poids de Damoclès se sentait à travers les sorties de l’UFR qui présageait une offensive militaire bientôt, et qui engrangeait la sympathie de plusieurs de ses parents. Déby avait prolongé son séjour dans les consultations et les satisfactions des colères. Au-delà de cet aspect, la même source affirme que le président tchadien avait eu plusieurs rapports sur le gouvernement, et le fonctionnement de certains ministres ne lui plaisait pas. Depuis Amdjaress des décisions allaient être prises, mais in fine il était question de venir les prendre à N’Djamena. D’après un de nos correspondants, les décisions de virer le ministre du Pétrole Boukar Michel et Naïmbaye Alixe étaient faites depuis Amdjaress. Pour le département du pétrole, une fois sur place, Déby avait d’abord consulté son fils Seid, l’actuel DG au ministère du Pétrole qui lui aurait un topo à charge sur les dernières activités de l’ex-ministre ingénieur du Pétrole. Pour Mme Naïmbaye, les fiches rapportées suivant les défenses de Tigô et Airtel ont eu raison d’elle. La suite on le sait, ces deux ont été virés et il faudrait les remplacer.

Depuis la semaine dernière, Idriss Déby avait fait plusieurs consultations afin de nommer deux personnalités aux postes vacants, mais plusieurs sources affirment que cela pourrait toucher d’autres départements dont les responsables ne répondent pas aux exigences du palais rose. On parle des retours des anciennes personnalités qui ont déjà occupé de postes au gouvernement. Plusieurs noms sont émis, mais la rédaction ne les énumèrera pas parce que nous avons compris très vite que dès qu’on avance des noms, c’est le contraire qui est fait, une façon de nous jeter le discrédit alors qu’assez souvent à l’origine c’est des décisions prises. Noter bien qu’il y aura des personnalités déjà connues du public, certaines avec une arrogance prononcée. Une personnalité de l’opposition risquerait aussi de faire partie de ce gouvernement, à moins qu’il ait changement de dernière minute. Un poste pivot à l’image de la médiature devrait aussi voir le jour afin de permettre aux opposants en exil et ailleurs de rentrer ou de négocier. En tout cas cela émane des conseils du président français Emmanuel Macron lors de son dernier séjour à N’Djamena.

Alors, ajustement ou la formation d’un nouveau gouvernement, les Tchadiens ne doivent pas s’attendre à des miracles. Plusieurs années de gouvernances ont montré les carences d’un système qui n’a pas eu des résultats probants pour nos populations qui manquent de tout, pire l’hypothèque de l’avenir est de plus grave pour les générations à venir.

Tchadanthropus-tribune

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