L’acharnement de Padacket contre Mahamat Allahou

 

Le Premier ministre aurait juré avoir la tête de son ancien ministre des Postes et Nouvelles Technologies de l’Information Allahou Tahir. À l’origine, un décret de nomination qui devient, il y a quelques mois, la pomme de discorde entre les deux hommes. Le ministre en toute souveraineté propose un projet de décret à son chef hiérarchique en vue de procéder à des nominations de nouvelles équipes au sein dudit ministère et des structures sous-tutelles. Le Premier ministre lui aurait imposé une liste des militants de son parti. Chose que le ministre Allahou récuse et l’affaire atterrit devant l’arbitrage du Chef de l’État. Ce dernier aurait instruit en faveur de Mahamat Allahou Tahir.

 

L’enfant terrible de Torrock aurait soufflé à son entourage qu’il n’a pas encore joué toute sa partition dans cette guéguerre contre le ministre Tahir, par ailleurs président du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), parti allié du pouvoir.

 

Alors, intervient le 21 décembre 2017, l’interpellation devant l’Assemblée nationale du ministre des Postes et Nouvelles Technologies de l’Information. À la vielle déjà, de sources proches de la Primature aurait aperçu la silhouette du Vice-Président de l’Assemblée nationale Moussa Kadam chez Pahimi Padacket Albert. Déjà au parfum de l’animosité qui empoisonnait les relations entre Pahimi et Allahou, les mêmes sources affirment qu’elles soupçonnaient une manigance qui pourrait se tramer contre le passage de Mahamat Allahou le lendemain 21 décembre devant l’Assemblée.

 

Leur soupçon sera avéré plausible lorsque le président de séance en l’occurrence le Vice-Président de l’Assemblée nationale Kadam prend la parole pour couper l’herbe sous les pieds du ministre Allahou. « Monsieur le Ministre, si vous n’êtes pas prêt à répondre à nos questions, nous avons des dispositions qui vous permettent de repartir et revenir mieux préparer la prochaine fois ». Cette entrée de jeu non conventionnelle a fait bondir plus d’un député au premier chef desquels le Président du Groupe Parlementaire MPS Ali Kolotou Tchaimi qui rétorque en ce terme : « Je ne vous comprends pas monsieur le président. Qu’est-ce que vous cherchez ? Vous demandez au ministre d’aller se préparer alors qu’il n’a même pas encore pris parole ! »

 

Apparemment averti du jeu du Président de séance, le ministre Allahou fait remarquer dans son introduction liminaire qu’un ministre se doit de se préparer avant de se pointer devant l’illustre Assemblée. Il a en effet, rassuré qu’il n’ait pas besoin de son conseil, lui étant prêt pour répondre aux questions des députés. Sur ce, aussitôt le coup d’envoi donné, les comparses du tandem Kadam-Padacket drapés sous l’étouffe des députés se sont rivalisés de questions frisant leur ignorance du secteur de télécom, pour descendre le ministre Allahou.

 

Bien que le ministre ait, brillamment et avec une prouesse inouïe, répondu aux préoccupations des uns et des autres, il s’est trouvé des parlementaires aux agendas cachés qui ne souhaitent qu’établir, même aux forceps, l’incompétence du ministre. Peine perdue. Ils ont alors changé le fusil d’épaules pour une autre approche plus sordide : ils ont donc sollicité et acquis d’abord l’ajournement de l’interpellation sous le prétexte fallacieux de s’être laissés sur leur faim et ensuite la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour aller fouiner dans le secteur de télécom.

 

À vrai dire, ils tentaient, à travers cette manœuvre, d’envoyer un message à l’attention de qui de droit (la haute hiérarchie en particulier) que le ministre ne maîtrise pas son département et que par conséquent il faudrait l’en éjecter. Mission à moitié accomplie puisque Mahamat Allahou a finalement changé de ministère, mais le PM reste toujours sur sa faim, son ennemi à abattre ayant survécu à l’assaut. Qui plus est, sieur Allahou Tahir demeure dans le bateau plus réconforté qu’avant puisque cela peut aussi se traduire comme une marque du renouvellement de confiance du Chef duquel Padacket Albert tient toute sa fonction. Renouvellement de confiance du Chef duquel Padacket Albert tient toute sa fonction. Il semble qu’il y a déjà la brouille entre Sabre et le ministre de la Fonction publique et du dialogue social. Conflit de compétence. Il veut gérer aussi le dialogue social et n’informe pas son collègue des nouvelles mesures qu’il voulait imposer. Le PM et Sabre étaient unanimes contre Allahou. Finalement après le retour de Déby de Paris il a écouté chacun et a demandé au PM de rencontrer Allahou et de sursoir à l’abattement c’est ainsi que les syndicats ont été convoqués par le PM pour annoncer la nouvelle.

 

Tchadanthropus-tribune

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