Suite a la mort suspecte d’une patiente, le DG (directeur général) de l’hôpital de la mère et de l’enfant nie tout trafic d’organes dans son établissement. Face à l’inquiétude de la famille de la défunte dame, le procureur de la République a ordonné une autopsie faite par un corps indépendant afin de savoir la vérité. Il se trouve que ce n’est pas les 1ers faits sur des patients qui arrivent dans des conditions normales et qui se retrouvent désastreusement à la morgue. La population commence par déchanter face aux innombrables actes de décès et accuse le corps médical d’être incompétent, pire certaines familles accusent les médecins de cet hôpital à un trafic d’organes.

Face à ces événements, le DG de l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant, Saleh Abdel-Salam dans un entretien a accordé aux médias locaux, a donné sa propre version sur les circonstances de la mort mystérieuse de Haoua Abdoulaye, intervenu le 10 juin dernier, juste après son accouchement, dans ce même hôpital.

Pour le DG, il balaie d’un revers de la main les accusations fantaisistes de ceux qui à ses yeux, cherchent à ternir l’image de cet hôpital dont le corps médical travaille d’arrache-pied pour rendre service à la population. “ Il s’agit d’une propagande visant à détruire la structure médicale créée par l’État pour sauver sa population “. Dit-il, mettant un accent politique à l’affaire? Sauf que ce que Dr Saleh Abdel-Salam oublie, ce que son hôpital commence par se faire un renom “L’hôpital de la mort et de la souffrance “. Plusieurs cas avérés viennent balayer l’aspect professionnel de l’équipe de l’hôpital et de son DG. Vouloir absolument défendre l’indéfendable sans faire un recul et un examen de conscience risque de compliquer davantage la situation déjà tendue.

Nos confrères d’Alwihda info le narre avec détail, « Le samedi 10 juin, une patiente, paix à son âme, est venue pour un accouchement. Elle a accouché très rapidement d’un enfant et dans les 20 minutes qui ont suivi, elle a présenté une hémorragie de la délivrance. L’équipe qui était de permanence et de garde ce jour, l’a prise en charge immédiatement et s’est rendu compte que la femme avait une déchirure au niveau de son utérus, d’où l’intérêt de demander le consentement de la famille afin d’aller au bloc et réparer rapidement l’utérus. Entre temps, les demandes de sang ont été faites et la belle-mère de la défunte a posé son consentement. L’équipe est allée rapidement au bloc. Le sang n’était pas encore disponible, mais le service de réanimation avait quand même une poche de sang disponible qu’il a donnée, et elle a été prise en charge juste après la réparation de l’utérus. La seule poche n’avait pas suffi et les parents n’étaient pas venus. Malheureusement, elle a présenté un arrêt cardiaque sur la table. C’est triste. Les réanimateurs ont fait tout ce qu’ils peuvent, mais ils n’ont pas pu la réanimer. C’est ce que je peux vous dire. 

L’affaire est entre les mains des juridictions et il y a une autopsie qui a été faite. En tant que directeur de l’hôpital, j’attends le résultat de l’autopsie qui va être donné par le procureur de la République qui a réquisitionné des médecins qui sont hors de l’hôpital pour faire cette autopsie. Mais c’est de propagande pour dénigrer la volonté de ceux qui sont là pour soigner; d’abord, la volonté de détruire la structure faite même par l’État pour sauver sa population, la volonté de décourager même le personnel de santé qui travaille. 

Ce sont des rumeurs qui ont commencé avec l’Hôpital de la Renaissance puis elles ont sauté pour venir à l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant. Je ne sais pas quel autre hôpital va être indexé par les gens ».

Tchadanthropus-tribune

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