Depuis le début des  affrontements au Soudan, le Tchad compte aujourd’hui plus d’un million de réfugiés soudanais sur son sol. N’étant plus à mesure de venir au secours des milliers de ces  réfugiés pour des raisons des contraintes financières, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies prévoit  arrêter son assistance alimentaire et nutritionnelle.

 

La  décision intervient alors que les agences humanitaires se grouille  pour répondre aux besoins d’une nouvelle vague de réfugiés fuyant une crise humanitaire inimaginable dans le Darfour voisin et dont les rapports font état de tueries, viols et destructions massives.

 

Dans une sortie médiatique à Genève selon Tchad info, le Directeur adjoint du PAM au Tchad Enrico Pausilli, a rappelé que la situation des Tchadiens étaient tout aussi difficile « avec des millions de personnes déjà confrontées à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition en particulier les enfants en raison d’une confluence de calamités, notamment l’impact de la crise climatique, la situation de l’économie mondiale qui font grimper les prix des denrées alimentaires et des carburants, la baisse de la production agricole et les tensions intercommunautaires».

 

À partir de janvier 2024, cette suspension sera étendue à 1,4 million de personnes au Tchad, notamment les nouveaux réfugiés du Soudan qui ne recevront pas de nourriture.

 

Le Tchadanthropus-tribune

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