L’officine de la Françafrique est passée par là pour déblayer le terrain. France 24 et RFI au secours d’Idriss Déby à 48 heures de son sacre de maréchal. Jean Yves Le Drian l’ami de toujours et des mallettes a instruit les médias françafricains pour laver les cerveaux de l’opinion, en Europe, ceux qui ne comprennent pas ce titre de Maréchal, puis en Afrique et dans le monde. L’objectif tout tracé est de ramollir les critiques et faire accepter cette ignominie.

Alain Foka, une voix assez audible des médias que tous les Tchadiens et Africains connaissent pour être le fer de lance de ces voix non panafricaines, a été choisi pour cirer l’image de l’homme Déby. Et cela à 2 jours de l’ignominie prestance du maréchalat. 

Dès son introduction, le dictateur tchadien prêche dans le faux, en affirmant que c’est la représentation du peuple qui lui a proposé de l’élever à cette dignité. Ce qu’il oublie de dire, ce que cette perfidie s’est construit sur la manigance entre un député de l’opposition qui a été achetée pour servir et dire, et permettre à cette majorité MPS de traficoter le passage en force à l’Assemblée nationale, malgré les voix opposantes de l’opposition dans une assemblée nationale aussi illégale de par son existence très souvent échelonnée.

En fait, disons… le terme préférentiel de l’homme de Bamina. Ce terme qui ne veut rien dire de par le lexique accordé. Idriss Déby s’amuse à l’exprimer à chaque fois qu’il a le hoquet, ou quand le sens de la phrase lui échappe. Même l’ironie à peine déguisée dans les questions d’Alain Foka ne lui a pas permis d’avoir la lucidité d’e faire le recul et d’absoudre cette connerie de maréchalat. Tel un coq de la basse-cour il s’enorgueillit à établir et officialiser ce forfait.

Le peuple tchadien ne veut pas d’un maréchal, moins encore d’un homme président qui ne lui a rien donné en 30 ans, sauf de la forfaiture. Idriss Déby aime sa propre personne, il aime son clan, mais pas le Tchad et son peuple. Sinon, il ne cherchera point une gloire par un titre usurpé, alors que les populations de son pays vivent majoritairement dans la précarité.

Selon nos sources, pour accomplir cette cérémonie de maréchalat, malgré la crise observée, plus de 3 milliards de FCFA ont été débloqués (Organisation, uniformes, communication). Tout cela est fait pour faire les compliments bestiaux d’un homme qui ne se distingue que par la négation des sens, des faits, et des maux. Alain Foka aura surement profité de cette largesse. Cette communication inutile à quelques jours de cette dignité de maréchal sonne faux, et permet de voir et comprendre la nature exacte du comment notre pays est géré, avec le concours négatif de la Françafrique et ses médias. 

S’agissant des terroristes Boko-Haram, n’est-ce pas Idriss Déby qui a dit bien avant et après l’offensive de Bohoma que cette ténébreuse terroriste est anéantie et dégagée hors du Tchad. Maintenant il avoue clairement qu’il est impossible d’arrêter Boko Haram. Il nous avoue clairement que le terrorisme est son fonds de commerce, et qu’il manipule cela à bon escient pour consolider son régime.

Les droits de l’homme.

Un grand vent fait à Alain Foka sur l’assassinat des 44 prisonniers supposés Boko-Haram. Idriss Déby va jusqu’à mentir en disant que ces prisonniers ont été pris les armes à la main, alors que tout le monde sait que c’est des citoyens tchadiens arrêtés chez eux, certains devant leurs familles, dans leurs maisons. Des Boudoumas essentiellement fils de la région du Lac-Tchad, et qui ont été embastillés jusqu’à N’Djamena, entassé dans une lugubre cellule étroite de la gendarmerie nationale par un temps de grande chaleur. Beaucoup sont morts les menottes aux poignets, et enterrés dans une fosse commune sans que les menottes ne soient enlevées. Les divers rapports des ONG sont clairement établis même si jusqu’à présent Déby et son régime refusent une enquête indépendante. Le froid avec lequel Déby apostrophe Alain Foka démontre à suffisance la nature féroce d’un dictateur prêt à tout. 

« J’aurais dû les tuer là-bas dans le lac-Tchad en pleine opération si on le voulait. Pourquoi les ramener jusqu’à N’Djamena, c’est un non-sens ». Déby oublie que l’histoire ne plaide pas pour lui de par son passé criminel.

Tous les Tchadiens ont en tête les massacres de septembre noir. D’ailleurs ses bisbilles avec feu général Béchir Ali Haggar dataient de cette époque où lui tout jeune « Com-Chef des FANT » liquidait de paisibles citoyens, et le général Béchir Ali Haggar était le commandant de zone de la région, qui n’acceptait pas les atrocités commises sur la population. 

Qui encore ne se souvient pas de la liquidation des prisonniers de guerre (plus de 200) du GUNT à Kalaït, ou encore des Tchadiens ramener du Nigéria en 1992, dont certains étaient brulés vivant à l’essence. La comptabilité sera ténébreuse si on rajoute Bisso Mamadou, Bichara Digui, Joseph Béhidi, et la liste sera longue.

La Libye.

Dans son intervention, il avoue moins diplomatiquement que son soutien au général Khalifa Haftar est fait contre le camp d’en face parce que celui d’El Sarrajj abrite des terroristes… Il suffit de le comprendre entre les lignes puisqu’il rajoute qu’il faudrait qu’il défende le Tchad contre les nébuleuses terroristes. En vérité, en bon capitaine de marée, il fait assoir l’agenda de ses parrains français qui lui ont instruit de faire. Dire qu’il ne s’est pas mêlé des problèmes libyens est totalement faux.

Dans sa voix, on perçoit clairement que l’intervention de la Turquie le contrarie. Il va jusqu’à dire que cela repose sur un agenda qui ne profite pas aux pays du Sahel. En fait parmi les responsables du pays du Sahel c’est le seul Déby qui s’est impliqué clairement auprès de l’un des belligérants dans l’imbroglio libyen.

Le reste du volet de cet échange, repose sur la lumière que veut lui accorder les réseaux françafricains, qui veut préparer l’opinion à présenter Idriss Déby comme l’homme idéal de par cette position rempart qu’il fait face au terrorisme au Sahel, puisqu’encore pour la énième fois le problème de l’intervention de l’envoi des fils du Tchad à aller mourir dans les zones de conflits est posé. 

Aide internationale

Alain Foka tend la perche à Idriss Déby pour qu’il demande l’aide financière au Tchad, car c’est avec l’argent des Tchadiens qu’Idriss Déby envoie nos compatriotes pour aller mourir sans aucune contrepartie pour notre pays, en dehors des aides matérielles octroyées par l’Union européenne, la France, les États-Unis, etc. Il le fait sciemment pour plaire à la France qui est sa tutrice fondamentale. 

Un passage par l’histoire du Tchad depuis son indépendance qu’Idriss Déby ne maitrise que très partiellement, mais sans s’attarder il flanche dans l’amnésie personnelle quand Alain Foka lui réveille sa responsabilité et son implication dans le régime Hissein Habré, il tâtonne et maugrée sur son mot favori (j’ai été un soldat), puis avoue que pendant ce temps il était très actif. Actif ? Un terme qui lui colle à la peau et qui ne trompe point nos compatriotes, actif négativement pour être claire. Les points évoqués ci-haut sur l’aspect droit de l’homme sont là pour nous situer. 

Égocentrie

Le reste de ses déclarations se situent sur des à priori, des comparaisons de constructions d’universités, de formation de magistrats, des médecins, etc. Quand la question fuse sur ‘Soignez-vous les gens dans vos hôpitaux ‘, il bave de stupéfaction et n’arrive à convaincre par des chiffres ou des exemples. 

En 30 ans, il absout l’incompétence réelle de son régime pour dire qu’il a réussi à toucher l’attente des Tchadiens. Chose très fausse, puisque sur la gouvernance et les détournements de deniers publics, il avoue qu’en 30 ans c’est maintenant que les Tchadiens commencent par prendre conscience sur cet aspect, malgré le rappel qui lui ai fait sur son appel à demander pour que ses responsables ne détournent pas. 

La causette sur l’âge afin d’accéder à la magistrature suprême apparait clairement comme un barrage fait pour la génération Succès Masra. De par son ironie sur la question et l’insistance d’Alain Foka, Déby, il fait clairement comprendre que c’est lui qui manipule tout ce qui se décide au Tchad, même s’il évoque son soi-disant forum qui s’est établi et travaillé en son temps pour retoucher la constitution suivant les instructions directement depuis la présidence des Itno.  

En 2021, Idriss Déby rempilera encore pour une énième candidature, avec le concours de ses parrains de toujours. Ceux qui en doutaient devraient se faire une raison. Tant pis pour l’alternance politique dans notre pays. Ne comptez pas sur Déby pour l’offrir aux générations à venir.  

Tant pis aussi pour une opposition démocratique qui refuse de donner l’exemple de l’alternance, et de faire une place nette à la jeunesse afin qu’elle relève le flambeau. 3 décennies n’ont pas permis aux leaders de l’opposition de montrer eux aussi la voie vers l’alternance qu’eux-mêmes appellent de leurs vœux en indexant Idriss Déby.

Continuons seulement comme le disent si fièrement les comparses du MPS

D’ici là attention, la voie sera toute tracée pour Idriss Déby à aller vers la dignité de l’empereur du Tchad.  

Pauvre Tchad. 

Tchadanthropus-tribune

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