Il est clairement établi qu’avec Idriss Déby Itno, la notion de la reconnaissance tient à un fil. De sources dignes de foi, plusieurs lobbys travaillent au changement à la tête de la direction générale de la police nationale. Idriss Déby Itno maintient un pressing maximum sur Taher Erda en recevant ses détracteurs dans les pénombres de la présidence de la monarchie de la 4e république. Que reproche-t-on à Taher Erda ? Certainement les bruits qui ont éclaboussé Mme Kanika par la faute de l’ex-ministron des Finances qui a fui N’Djamena après une réunion à Addis-Abeba, craignant que la foudre de Déby ne lui arrache les chevilles.

Dans les milieux Zaghawas qui sévissent la répression depuis plusieurs semaines des siens, beaucoup commence par ouvrir les yeux, admettant au passage l’enfer que les autres Tchadiens subissent pendant presque 28 ans de règne. Si le pouvoir a autant cherché à s’identifier en eux, utilisant au passage le cordon communautaire pour sévir, plusieurs comprennent aujourd’hui le piège. Idriss Déby a exploité la bravoure de tous les fils du Tchad en les opposant les uns contre les autres jusqu’aux syllabes des familles. Même ceux qui ont tout sacrifié pour lui. Taher Erda frousse tout seul chaque nuit à la moindre rumeur, à la moindre sonnerie de téléphone, il est bien au courant du lobby qui cachottent contre lui pour qu’il soit remplacé de la direction générale de la police. Ceux qui veulent lui ravir son analphabétisme notoire ne sont que d’autres, plus analphabètes que lui, avec d’ailleurs l’inexpérience du métier. La pléthore de nos cadres dans le secteur ne sert qu’au décor. Déby doit savoir que le loyal engagement de Erda pèse mieux que le diable qu’il ne connaît pas… Mais il s’en fout, car en bon directeur des ressources tribales, le monarque tchadien sait au mieux utiliser les divergences d’humeur entre hommes du même terroir. Si ce soir le 1er gouvernement de sa fameuse 4e république a été mis en place, l’échiquier fondamental de la chaise à musique va suivre très bientôt. Dans le souffle du vent, Taher Erda voit sa force faiblir, car ici il n’y a point de se promouvoir comme une chair à canon, il n’y a point de combat face à une rébellion quelconque. Travailler comme DG de la police nationale mérite une école, une formation, un diplôme et une expérience de plusieurs années, sans cela, il sera toujours en ballotage plus que favorable. C’est ainsi, et c’est cela l’ingratitude de l’homme qui dirige ce pays d’une main de fer depuis maintenant 28 ans. Chacun l’apprendra à ses dépens.

Tchadanthropus-tribune

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