Une Mission diligentée pendant un moment à Douala par l’inspecteur ALI MBODOU MBOUDOUMI pour contrôler la Gestion de BNF et FER a fini par ouvrir la boite à pandore.

L’actuel chef de Département juridique de l’IGE faisait partie de la Mission. Cette mission a ouvert un compte Bancaire Fictif BNF/IGE où un montant de 141 Millions de FCFA a été versé audit compte (2016-2017).

Présentement, une Mission de l’IGE séjourne au BNF. C’est ainsi que le compte a été découvert mais aucune traçabilité au compte du BNF ne se trouve.

ALI MBOUDOU MBAIDOUMI s’est déplacé en personne pour influencer la Mission. Il a établi un ordre de mission qui ne doit pas prendre en compte l’exercice 2016-2017. Ce qui n’est pas aux normes d’une entité comme l’IGE.

ALI MBODOU MBODOUMI gère-t-il l’IGE comme une épicerie ? Il se dit dans la boite que son adjointe est totalement exclue de toutes les décisions. Il concentre seul tout à son niveau. L’adjointe n’est associée ni à la gestion, ni aux autres décisions. Le climat de travail serait très malsain entre les deux premiers responsables parce qu’il décide de tout, seul, mêmes pour les ordres de missions c’est lui seul qui les établi. Il s’est entouré d’un petit groupe de mafieux qui s’exécutent sans demander rien en retour tant qu’ils sont envoyés aux missions sonnantes et trébuchantes.

À l’IGE, les scandales se suivent…. Les informations qui nous viennent du BNF ne sont guère rassurantes. En cause, un détournement d’une somme de 141.797.600 FCFA, effectuée en janvier 2017, est en passe d’être étouffée par l’inspecteur général Ali Mbodou Mbodoumi.

En effet, en octobre 2016, une mission de contrôle était conduite au Cameroun (N’Gaoundéré-Douala) par une équipe constituée de Ali Mbodou Mbodoumi, Mahamat Saleh Youssouf et Dillah Koulamaye pour vérifier la gestion des recettes collectées par le Bureau National du Fret (BNF) au profit du Fond d’Entretien Routier (FER) (voir ordre de mission du 17octobre 2016) Une fois que les recettes sont recouvrées par la mission, elles doivent, en principe, être versées dans le compte de transit BNF/FER. Mais curieusement, sur instruction des membres de cette mission, un compte occulte a été ouvert à ECOBANK au nom du BNF/IGE pour recevoir spécialement les recettes provenant des injonctions de payer adressées par ladite mission.

En tout, la rondelette somme de 141.797.600 FCFA a pu être virée sur ce compte officieux qui n’apparait d’ailleurs ni dans la situation comptable du FER, ni dans celle de l’IGE (voir relevé bancaire). Ces opérations illégales méritent d’être clarifiées afin de situer la responsabilité de toutes les personnes qui sont impliquées dans cette affaire. Raison pour laquelle, en découvrant ce compte fictif, la mission de contrôle, qui séjourne actuellement au BNF, a voulu poursuivre ses investigations pour y voir clair. Mais pour éviter que le contrôle de la gestion du BNF ne porte sur la période 2016-2017 au cours de laquelle ce compte fictif a été créée, l’inspecteur général actuel a délibérément pris le soin de circonscrire la période de contrôle pour compter de 2018 à 2021 (voir ordre de mission du 4 novembre 2021) C’est pourquoi dès que l’information lui est parvenue, Ali Mbodou Mbodoumi s’est transporté en personne, à la surprise de tout le monde, pour étouffer rapidement cette affaire en avançant en l’emporte-pièce que l’ouverture d’un tel compte est une pratique courante qui n’a rien d’anormal. Mais les anciens Inspecteurs ont tous confirmé que cette pratique de création d’un compte avec une entité placée sous le contrôle de l’IGE est strictement interdite et n’engage que ses auteurs qui ont certainement agi pour un objectif qui leur est propre.

Cette intervention de l’inspecteur générale n’a pas fini de surprendre les agents du BNF. Ils se disent qu’en temps normal, l’équipe constituée de Ali Mbodou Mbodoumi, Mahamat Saleh Youssouf et Dillah Koulamaye, qui avait conduit la mission au BNF en 2016-2017, doivent impérativement s’expliquer sur cette affaire d’ouverture de compte officieux qui a permis d’orchestrer le détournement des recettes du BNF/FER.

Les hautes autorités doivent se poser les questions suivantes : Une mission de contrôle de l’IGE est-elle habileté à instruire le BNF, un organe qu’elle est censée auditée la gestion financière, pour ouvrir en commun un compte spécial pour y recevoir les recettes provenant des injonctions de payer ? Quelle a été la destination de ces recettes provenant de ces injonctions ? Quelle serait la situation comptable du FER qui reçoit les recettes collectées par le BNF à partir des carnets (LVO) qu’il met à sa disposition ? Pourquoi les responsables du FER n’ont pas sollicité que le BNF leur fasse la situation de ces recettes détournées qui avaient pourtant donné lieu à la délivrance des carnets ? Ou sont-ils également complices dans cette affaire ? Mais dans ce pays le ridicule ne tue pas. C’est ainsi que Dillah Koulamaye occupe, avec la bénédiction de l’actuel patron de l’IGE, un bureau dans cette institution pour traiter des « affaires » alors qu’il ne fait même pas partie du personnel. Mahamat Saleh Youssouf, son autre complice, vient d’être nommé comme le Chef de Département Juridique de l’IGE. Ce qui veut dire qu’il va traiter toutes les affaires judiciaires entre l’IGE et la Justice. Alors, bonjour les dégâts !

Tropical Infos

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