Selon une source bien informée à l’IGE (inspection générale de l’État), le ministre délégué à la défense nationale Mr ABBA Ali Salah aurait reçu 3 convocations en 48 h, mais il n’a daigné répondre à aucune d’entre elles.

Tout part d’un contrôle fait au ministère délégué à la Défense nationale sur le registre gestion 2019/2020 s’agissant de la gestion sur les évènements que le régime Déby a eu opérés contre le comité d’autodéfense de Miski. L’écart de chiffres observé serait de 300 millions de FCFA que le ministère n’arrive pas à justifier. D’après les services concernés, ces 300 millions étaient alloués pour le carburant des militaires, mais aucun justificatif n’est trouvé. Une source affirme que ces carburants ont été achetés aux Toubous à la frontière Tchad/Libye, et que ceux-ci ne disposent d’aucun matériel de facturation.

C’est cette fenêtre qu’utilise l’IGE pour convoquer le ministre ABBA Ali Salah en déposant une plainte à la Cour suprême afin d’entendre le ministre en personne.

Profitant d’une audience a Amdjarass City, la bourgade que chacun connait lors d’une entrevue avec une délégation soudanaise de haut niveau, ABBA Ali Salah aurait approché le désormais Maréchal du Tchad Idriss Déby Itno pour expliquer la situation résultante de la convocation de l’IGE. Le dictateur tchadien aurait vertement répondu que nul n’est censé être au-dessus de la loi, et que s’il ne se reprochait de rien qu’il laisse faire l’IGE. Cet échange ne convainc point le ministre ABBA Ali Salah qui serait allé vers Bedey, l’autre neveu de la dictature, afin d’expliquer ce qui se trame contre lui.

La nuit ne fut pas du tout repos, car l’information fut ébruitée jusqu’à même le ministre y voit une main derrière les agissements de l’IGE.

D’après une source parallèle, Bedey l’aurait rassuré que tant qu’il se trouve chez lui, rien ne lui arriverait. À Amdjaress le temps commença par être très long, et à N’Djamena les jacasseurs y vont bon train. Au-delà de l’affaire c’est l’extrapolation des certains qui créent du buzz.

Dans certains milieux, l’affaire est analysée au millimètre près. A l’approche des élections et sachant l’impopularité de ABBA Ali Salah auprès des siens, Idriss Déby voulait l’écarter momentanément. C’est pourquoi on observe une sorte de court circuit. Le débrancher maintenant pour le récupérer plus tard.

Toutefois, ce qui semble sûr est la plainte de l’IGE qui ne lui donne pas de répit, et ce n’est pas en se calfeutrant chez Bedey que le salut adviendrait.

Que ceux qui ont eu la charge d’être responsables à la tête de notre pays assument leur gestion quand ils ont été aux affaires, car la responsabilité pénale leur incombe. Ne pas répondre à une convocation ne doit pas être un alibi pour éviter un audit de gestion qui lui ai imputé. C’est en ayant une gestion propre et justifiée que l’exemple commis de l’État peut être attribué, mais pas le contraire.

D’après une source digne de foi, depuis Amdjaress Idriss Déby aurait instruit le ministre de la Justice Djimet Arabi de creuser encore profondément pour voir si réellement cet écart est justifié et qu’aucune explication plausible ne vient éteindre cette suspicion. Dans un 1er cas quand Djimet Arabi a informé Idriss Déby sur la conduite à tenir sur cette histoire, la réponse lui a été donnée que “ Nul n’est au-dessus de la loi “. Maintenant, on demande au même Djimet Arabi de sursoir provisoirement.

Toutefois, dans la nuit de ce mardi à mercredi 26 août 2020, le ministre délégué à la défense Mahamat ABBA Ali Salah a quitté Amdjaress en direction de N’Djamena, une destination escale puisqu’il devrait continuer pour une mission sur la ville de Bol dans le Lac-Tchad. La suite se saura, puisque dès le retour d’Idriss Déby d’Amdjaress, la lessiveuse se mettra en place, et le remue-ménage s’établira… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

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