Une fois de plus, l’IGE instruit par le ministère du Plan a raté l’occasion de se taire, ou de faire son travail dans la règle de l’art.

Selon nos informations, en date du 30 décembre 2019, il eut la passation de service au ministère du plan entre la DGA sortante Mme Ramada Ndiaye et sa remplaçante Mme Royoumta Madingue sous la supervision et constat sur PV (procès-verbal) de l’inspecteur général du ministère Mr Mahamat Ahamat Mahadjir.

La lecture du procès-verbal démontre à suffisance le constat des matériaux dument inventoriés et la pose des signatures des responsables concernées.

Depuis lors, chaque personne a suivi son bonhomme de chemin. Mais, bizarrement le 06 avril dernier, une correspondance de l’IGE adressée à l’ex-DGA Ramada Ndiaye lui intime l’ordre de restituer un véhicule dont l’immatriculation est AP5847C sous 10 jours sinon l’IGE usera de toutes les voies légales pour faire entrer l’État dans ses droits. Sauf que, Mme Ramada Ndiaye ne possède aucun véhicule du ministère. Ledit véhicule Toyota Nissan Station Wagon avec l’immatriculation identifiée AP5847C est affecté à Mme Néloumngaye Suzane qui était conseillère au ministère du plan. Après investigation, nous avons eu copie du document d’affectation qui a été signé par le DGA sortant Mr Houlé Djonkamla.

Alors qui du ministère du plan ou de l’IGE veut absolument entacher la réputation de l’ancienne DGA ?

La question reste clairement posée, car le ministère auprès de duquel l’IGE serait venu faire son enquête ne devrait-elle pas informer ces inspecteurs en se basant sur ses archives, procès-verbal et note d’affectation ? Au contraire il y eut un silence plus que compromettant sachant que l’IGE ira arbitrairement interpeler une victime suspectée.

Victime à double sens.

Oui, Mme Ramada Ndiaye est victime d’une cabale, qui n’est pas une erreur simplement, car au-delà de l’accusation tacite au sein du ministère, quelqu’un avait posté la lettre de l’IGE sur Wattsup exprès, partagé au grand nombre pour faire comprendre que Mme Ramada Ndiaye est interpelée par l’IGE pour un problème de véhicule qu’elle n’aurait pas rendu.

Ajouté à la plus que bourde du ministère, l’IGE n’a pas poussé son investigation sur les cordes. Elle s’est contentée de reprendre les mégères du ministère sans avoir une source indépendante. Voilà pourquoi l’ex DGA est victime à double sens d’une interpellation qui n’aurait pas dû être.

Cette affaire nous laisse penser une fois de plus sur les démarches de l’IGE tant décriées par nos compatriotes sur les mesures de contrôles qu’elle exerce dans le cadre de ses missions. Si ici, nous constatons avec effroi un dérapage plus que singulier, et qui porte une accusation gratuitement sur un cadre ayant quitté ses fonctions proprement, alors qu’en est-il des autres cadres qui ont été sacrifiés sous l’autel du bucher ? 

À quand des vrais inspecteurs d’État ?

Tchadanthropus-tribune

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