La presse, les médias et les propres turpitudes du sieur Senoussi Mahamat Ali ont eu sa peau, et collatéralement celui de son adjoint. Aussitôt désigné, Senoussi s’est illustré par la proposition de nomination de certains collaborateurs ami-ami, copain-copain dont les références sont en déca du profil requis. Il paraît qu’Idriss Déby fut grugé de cette manière, chose que le général-président avait difficilement appréciée. Puis s’en suit le limogeage de certains magistrats qui auraient déposé plainte contre lui. Se saisissant des dispositions de l’article 210 alinéa 1 du Code pénal, ces ex-magistrats-inspecteurs généraux (Amadou Abdoulaye, Dr Awad Hissein, Boussang Doumara Dallah Tchimby, Hamza Boukar Abdoul, Hassan Barka, Klamadjimbaye Marabaye, Natoingar Kabo, et Ngaryamal Mokengar) sollicitent qu’une enquête soit diligentée contre le dorénavant ex-inspecteur général d’état. Selon les faits exposés, preuves à l’appui, tout serait parti de la proposition faite par Senoussi Mahamat Ali à Idriss Déby pour nommer certains amis à lui. Des personnes peu recommandables pour asseoir un vrai travail d’assainissement public.

 

Autres faits, non de moindre, sont les conflits d’intérêts observés, à l’image de l’enquête faite à la mairie par l’équipe de l’ancien inspecteur d’état Oumar Abouna, mettant la lumière sur plusieurs malversations et détournements. Cette enquête fut classée sans suite parce que Senoussi Mahamat Ali est le beau fils de (Mariam Attahir épouse Djimet Ibet) la mairesse de la ville de N’Djamena. Mal loti déjà avec les casseroles qu’il traine depuis les trafics des documents de frais de missions vers les USA quand il était secrétaire général au ministère des Finances, Senoussi Mahamat Ali voit rebondir d’autres malversations commises à la BCC. Plusieurs centaines de millions de FCFA furent détournés et les regards plus que suspicieux se portent sur Senoussi Mahamat Ali. Les détracteurs de Senoussi avaient déposé le paquet complet à l’attention d’Idriss Déby qui n’a pas tardé à prendre les sanctions en le limogeant. Reste à savoir quelles seront les conséquences qui s’en suivront… Autres choses, comment un ancien 1er ministre, ex-président de l’Assemblée nationale et ancien haut fonctionnaire dans la sous-région, accepte de revenir au poste d’inspecteur général de l’état ? Loin de nous de penser que la personne ne puisse pas remplir les fonctions à l’inspectorat général de l’état, mais ayant occupé les hautes sphères de la République, on ne peut revenir sur ce banc. S’il n’avait pas été 1er ministre et président de l’Assemblée, le problème ne se posera pas, mais là en l’état, ça ne passe pas. Le régime MPS ne respecte ni la personnalité de ses fonctionnaires ni la nature de leurs attributs… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

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