Tchadanthropus-tribune avait dans ses antérieures publications dénoncé un marché de plusieurs milliards dont les seuls objectifs étaient de se sucrer sur le dos des contribuables.

Pour rappel, en date du 30 octobre 2020, le ministre d’État, ministre Secrétaire général de la Présidence Pahimi Kalzebeut Deubet, fait introduire une fiche du ministre des Infrastructures pour des projets d’aménagement des routes Abéché – Kalaït – Itou – Kaoura – Amdjaress puis Abéché – Amzoer – Guéreda – Amnabak – Iriba – Ourba – Amdjaress. Et enfin les fameux aménagements de 17 500 km de voies urbaines à Amdjaress et de 7712 km de drainage des eaux pluviales à Amdjaress.

C’est ainsi, qu’en date du 12 novembre 2020 par une note Réf 2309/PR/SG/CTAT/2020/, Idriss Déby a répondu à la fiche du 30 octobre 2020 relative aux travaux d’aménagement de la route de l’Est du pays et de la voirie de la ville d’Amdjaress, en demandant de procéder aux études des dits travaux pour déterminer le coût précis avant toute autre demande.

Comble de faits, par une fiche que nous publions aujourd’hui, il est constaté que le projet revient encore sur le circuit alors qu’aucune étude sérieuse n’a été menée.

Contacté par nos soins après réception de ladite fiche, un technicien du ministère des Infrastructures s’étonne, « pour mieux viabiliser le projet, il faut d’abord s’adresser à un cabinet d’études, et cela doit prendre au minimum 8 à 10 mois avant toute conclusion. Mais dans notre pays chacun qui vient d’arriver au ministère veut se remplir les poches » dit-il. « Si le président à retoquer la fiche pour mieux faire les études, ce dont il sait réellement ce qu’il y a ? » renchérit-il.

Cette remarque ô combien fondée explique clairement la légèreté du travail qui doit être effectué, puis à la fin le pays se retrouve avec des infrastructures vétustes qui ne tiennent pas longtemps.

Idriss Déby avait renvoyé la précédente fiche pour revoir les études. Avec une colère saine à Mao, il a fait ses réflexions de manière acerbe à l’endroit du ministre des Infrastructures.

 

 

Mais encore, de manière sinueuse, personne n’en tire les conclusions. Par fiche N° 2677 réf. 017/MIT/DGM/2020 du ministre secrétaire générale à la présidence datée le 28 décembre 2020, juste 1 mois après les observations d’Idriss Déby, le MSGP écrit au ministre secrétariat général du gouvernement Mariam Mahamat Nour et lui demande de délivrer lesdites dérogations afin que le ministère des Infrastructures puisse poursuivre le processus de contractualisation.

Dans l’ordre des choses, on ne peut pas poursuivre le projet sans faire un appel d’offres pour désigner un cabinet d’études, cela prendra au moins 1 mois. Ensuite quand le cabinet est désigné, il a au minimum 8 à 10 mois pour rendre les conclusions, et c’est après cela que le ministère des Infrastructures peut viabiliser ses contrats. Comment en 1 mois après le rejet du projet par Idriss Déby, rapidement on s’y attèle à remettre ce projet dans le circuit ?

C’est ahurissant, comment comprendre que chacun veut aller vite en besogne pour toucher les dessus de tables contractés avec les entreprises déjà connues, puisque pour viabiliser ces projets on s’adresse aux entreprises dont les propriétaires sont au sein du clan (SNER) pour Daoussa Déby Itno, sans oublier les cabinets d’études avec lesquels surement des faveurs sont attribuées.

Voilà encore une partie du voile, sur comment autour de Déby chaque lobby vient pour piller le temps qu’il est placé, et c’est toujours les Tchadiens qui trinquent. 

Pauvre Tchad 

Tchadanthropus-tribune

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